Présentation du régime Razzoli : Avis, prix, effet …

régime RazzoliLorsque l’aiguille de la balance passe dans le rouge, on a tendance à se laisser submerger par les émotions. Un véritable engrenage se met en place car pour apaiser la tension causée par votre apparence dans le miroir, vous succombez littéralement au grignotage, pour finir par culpabiliser.

Dans ces circonstances, les kilos ont raison de vous et le moral est en chute libre. Bien que la faim justifie les moyens, il est temps de réagir afin de rétablir un équilibre et de prendre conscience que votre santé est ce qu’il y a de plus important. Reprenez-vous en main sans pour autant écarter la notion de plaisir avec le régime à points, inventé par le diabétologue italien Guido Razzoli, auteur du livre The Italian Gourmet Diet : A Seven Week Menu Plan publié le 1er mars 1983.

Le principe du régime Razzoli

Un régime hypocalorique à base de points

Le régime Razzoli est basé sur la limitation du nombre de calories apporté par l’alimentation. Le créateur de cette méthode amaigrissante, le nutritionniste Guido Razzoli, affirme que le corps humain possède déjà un stock de graisses. Le médecin part du principe selon lequel l’organisme va dépenser moins de calories si on ne lui en fournit que très peu.

Pour produire de l’énergie, il n’a alors pas d’autre choix que de se servir directement dans ses réserves adipeuses, permettant au corps de consommer tout naturellement moins de calories. Ainsi, ce procédé conduit automatiquement à une perte de poids si le nombre de calories est inférieur aux besoins quotidiens de l’organisme.

En suivant le régime Razzoli, vous pouvez espérer perdre facilement un kilo en une semaine, à condition toutefois de suivre strictement les recommandations du diabétologue.

Un régime ludique

La méthode amincissante Razzoli est un régime hypocalorique extrêmement simple à appliquer au quotidien. Peu contraignant, ce régime faible en calories fonctionne sur un système de points entièrement personnalisé et peut être entrepris pour deux objectifs distincts, soit pour perdre des kilos superflus, soit pour stabiliser son poids de forme.

Contrairement aux habitudes de privation durant un régime classique, la méthode des points est nettement plus agréable, car elle vous soumet à beaucoup moins d’interdiction.

Un régime agréable à suivre

Enfin, il faut respecter le régime six jours sur sept. Le dernier jour de la semaine est entièrement dédié au plaisir. Ce septième jour peut également être la journée de votre choix, selon votre agenda. Vous pourrez alors manger en toute liberté ce qui vous fait envie, tout en restant bien évidemment raisonnable.

Le régime Razzoli ravira les plus gourmands d’entre vous car il vous offre l’opportunité de mettre une grande variété d’aliments dans votre assiette, de sorte que la frustration n’a pas lieu d’être. Selon le docteur Guido Razzoli, si vous n’avez pas constaté de perte de poids au bout d’une semaine, il ne peut y avoir que deux causes. Soit vous n’avez pas su appliquer correctement le système de points, soit votre surcharge pondérale réside dans une autre origine, physiologique, endocrinienne ou autre.

Limiter la consommation de glucides

Pendant toute la durée de la diète, vous devez éviter au maximum les glucides, considérés comme bien trop caloriques. Ainsi pendant six jours, vous ne mangerez pas de gâteaux ou de pâtisseries, vous n’ajouterez pas de sucre à vos yaourts ou à vos boissons, le pain doit rester exceptionnel, tout comme les pâtes et les féculents en général.

En revanche, le régime Razzoli n’impose aucune limite pour les condiments, y compris les matières grasses !

Un système de points judicieux

Se fixer un objectif pondéral

Pour bien entreprendre le régime Razzoli, il faut commencer par définir un objectif à atteindre. Le nutritionniste italien rend la diète amincissante agréable à suivre en classant les aliments non pas selon leur valeur calorique mais selon un barème de points allant de 0 à 30.

De ce fait, il vous appartient de déterminer un nombre de points précis que vous aimeriez gagner chaque semaine, le but étant de réduire de 20 % vos apports caloriques sans même y penser. A chaque type d’aliments est attribué un certain nombre de points. Plus vous gagnez des points, plus vous perdez du poids. Les points obtenus sont décomptés non pas quotidiennement, mais sur une moyenne hebdomadaire.

Maigrir à son propre rythme

Le régime à points donne à chacun le choix du poids à perdre :

  • Avec 40 points par jour, la perte de poids est automatique. La fonte de la masse graisseuse est même rapide et spectaculaire ;
  • Si vous préférez que vos kilos superflus s’envolent de façon plus progressive, vous pourrez viser 50 points par jour. Là aussi, l’amaigrissement est automatique ;
  • Et dans le cas où vous avez simplement besoin de maintenir un poids constant, un objectif de 60 points par jour demeure raisonnable pour garder une silhouette harmonieuse, sans subir le phénomène yoyo et sans jamais porter atteinte à votre santé.

Un régime à articuler comme bon vous semble

Par exemple si vous décidez de partir sur un régime à 50 points, qui permet de perdre du poids graduellement, cela fait 350 points hebdomadaires. Vous pouvez chaque jour moduler votre alimentation comme vous le souhaitez, du moment que vous ne dépassez pas le chiffre donné.

Vous pouvez ainsi répondre à d’éventuelles invitations à dîner ou recevoir des convives sans briser le cycle, il s’agira simplement de l’équilibrer le lendemain pour vous en tenir au 350 points sur une semaine de diète.

Le barème de points pour perdre définitivement du poids avec le régime Razzoli

Le diabétologue Guido Razzoli a établi une table de correspondance entre les aliments courants et leur nombre de points, afin de vous aider à maigrir en toute simplicité. Pendant toute la semaine de régime, il faudra vous référer rigoureusement au barème de points mis en œuvre par le nutritionniste.

Vous pourrez ainsi composer des repas équilibrés intégralement préparés avec vos ingrédients favoris, de manière à maigrir en apportant à votre organisme tous les nutriments indispensables à son bon fonctionnement :

Aliments pour maigrir :

  • 2 tasses de thé sans lait ni sucre : 0 point ;
  • 3 tasses de café sans sucre : 0 point ;
  • 100 g de saumon fumé : 0 point ;
  • 100 g de mortadelle : 0 point ;
  • Un bol de bouillon de viande : 0 point ;
  • 100 g de viande rouge, peu importe qu’elle soit bouillie, frite ou grillée : 0 point ;
  • 100 g de poulet ou de dinde cuits à la vapeur ou rôtis : 0 point ;
  • 100 g de gibier : 0 point ;
  • 100 g de morue : 0 point ;
  • 250 g de saindoux : 0 point ;
  • Une cuillère à café de vinaigre : 1 point ;
  • 2 gousses d’ail : 1 point ;
  • 250 g de beurre : 1 point ;
  • 250 g de margarine : 1 point ;
  • 60 g de mayonnaise : 1 point ;
  • 60 g de sauce tomate : 1 point ;
  • Un verre de vin : 1 point ;
  • 100 g de porc rôti ou grillé : 1 point ;
  • Un œuf à la coque : 1 point ;
  • 2 œufs au plat : 1 point ;
  • 100 g de langouste : 1 point ;
  • 100 g de thon à l’huile : 1 point ;
  • 100 g de sardine à l’huile : 1 point ;
  • 100 g de cervelle bouillie : 1 point ;
  • 100 g de jambon cru : 1 point ;
  • 100 g de saucisson : 1 point ;
  • 100 g de caviar : 1 point ;
  • 100 g de blettes cuites : 1 point ;
  • 100 g de pommes de terre frites : 1 point ;
  • 100 g d’oignons crus : 1 point ;
  • ¼ de verre d’eau-de-vie : 1 point ;
  • Une mesure de Cognac : 1 point ;
  • Une mesure de whisky : 1 point ;
  • Une tasse de cappuccino sans sucre : 2 points ;
  • 100 g de fromages, de laitages ou de fromage frais : 2 points ;
  • 50 g de camembert : 2 points ;
  • 100 g d’emmental râpé : 2 points ;
  • 100 g de noix ou autres oléagineux : 3 points ;
  • Omelette au fromage préparée avec 2 œufs : 3 points ;
  • 200 g de poisson frit : 3 points ;
  • 100 g d’asperges : 3 points ;
  • 100 g de brocolis : 3 points ;
  • 100 g de champignons frais : 3 points ;
  • 50 g de petits pois : 3 points ;
  • 250 g de radis : 3 points ;
  • 100 g d’épinards cuits : 3 points ;
  • 100 g de fenouil : 3 points ;
  • 170 g d’aubergines cuites : 4 points ;
  • Un verre de jus d’orange : 4 points ;
  • Un verre de jus de pamplemousse : 4 points ;
  • 50 g de pommes de terre grillées : 5 points ;
  • Une tranche de pain complet : 5 points.

Aliments à consommer avec modération :

  • 100 g de foie : 6 points ;
  • 100 g de cerises : 6 points ;
  • 40 g de sorbet : 6 points ;
  • 20 cl de jus de tomate : 6 points ;
  • ¼ de litre de bière : 6 points ;
  • Une figue fraîche : 7 points ;
  • 200 g de yaourt : 7 points ;
  • 100 g de melon : 7 points ;
  • 100 g de jambon blanc : 7 points ;
  • Un cannelloni : 8 points ;
  • 100 g de spaghetti aux œufs : 8 points ;
  • 100 g de viande en ragoût : 8 points ;
  • 100 g de haricots verts : 8 points ;
  • Une tranche de pain de mie : 8 points ;
  • 100 g de riz précuit : 9 points ;
  • Une tranche d’ananas : 9 points ;
  • 100 g de cacahuètes grillées : 9 points ;
  • 125 g de raisins : 9 points ;
  • Une clémentine : 10 points ;
  • 100 g de pommes cuites : 10 points ;
  • 50 g de lentilles : 10 points ;
  • Une tranche de pastèque : 11 points ;
  • Une assiette de soupe de légumes : 11 points ;
  • 25 g de pain blanc : 11 points ;
  • 30 g de confiture : 11 points ;
  • 25 g de chocolat au lait : 12 points ;
  • 100 g de hamburger avec des oignons : 12 points ;
  • 100 g de cervelle frite : 12 points ;
  • Un verre de vin mousseux : 12 points ;
  • 25 g de raisins secs : 13 points ;
  • ½ litre de lait : 13 points ;
  • 100 g de crème pâtissière préparée avec 1 œuf : 14 points ;
  • Une figue sèche : 15 points ;

Aliments à éviter :

  • 100 g de goulasch : 16 points ;
  • Une orange : 17 points ;
  • 50 g de farine : 17 points ;
  • 30 g de miel : 17 points ;
  • 25 g de caramels : 18 points ;
  • 25 g de biscuits salés : 18 points ;
  • 2 biscottes : 18 points ;
  • 25 g de dattes : 18 points ;
  • Une pomme crue : 18 points ;
  • 250 g de Salade russe : 19 points ;
  • 50 g de tarte aux pommes : 19 points ;
  • 100 g de lasagnes au four : 20 points ;
  • 200 g de pommes de terre bouillies : 21 points ;
  • Un verre de liqueurs douces quelles qu’elles soient : 21 points ;
  • Une banane : 23 points ;
  • 50 g de pâte d’amande : 23 points ;
  • 50 g de flan : 24 points ;
  • Une poire : 25 points ;
  • Une tasse de chocolat chaud : 26 points ;
  • 100 g de pizza napolitaine : 30 points ;
  • 50 g de fougasse : 30 points ;
  • 50 g de crêpes : 30 points.

Gardez toujours à l’esprit que dans cette diète, deux aliments consommés dont la valeur est égale à 0 point ne donnent pas 0 point mais 1 point.

Exemple de journée type à 40 points pour perdre du poids rapidement

Au petit déjeuner :

  • 2 tasses de thé sans lait ni sucre ;
  • 100 g de mortadelle ;
  • 2 tartines de pain complet avec du beurre ;
  • Un verre de jus d’orange fraîchement pressé.

Pour un total de 15 points.

Au déjeuner :

  • 100 g de rumsteck ;
  • 100 g de pommes de terre frites ;
  • 60 g de mayonnaise ;
  • 50 de camembert ;
  • Une tasse de café sans sucre.

Dans l’après-midi, vous pouvez siroter une autre tasse de café sans ajouter de sucre.

Pour un total de 5 points.

Au dîner :

  • 2 œufs au plat ;
  • un wok de légumes composé de 100 g de brocolis et de 100 g de champignons ;
  • 200 g de yaourt sans sucre ;
  • 100 g de cerises ;
  • Une tasse de café sans sucre.

Pour un total de 20 points.

Exemple de journée type à 50 points pour maigrir progressivement

Au petit déjeuner :

  • un œuf à la coque ;
  • 100 g de saucisson ;
  • une tranche de pain complet ;
  • une tasse de cappuccino sans sucre.

Pour un total de 9 points.

Au déjeuner :

  • 200 g de cabillaud frit ;
  • 100 g de haricots verts avec 2 gousses d’ail hachées ;
  • 50 g de camembert ;
  • un verre de vin rouge ;
  • 100 g de melon ;
  • une tasse de thé sans lait ni sucre.

Dans l’après-midi, vous pouvez prévoir une pause pour boire une autre tasse de thé sans ajouter de sucre.

Pour un total de 22 points.

Au dîner :

  • 250 g de radis avec du beurre ;
  • 100 g de saumon fumé ;
  • une tranche de pain de mie ;
  • une omelette au fromage préparée avec 2 œufs ;
  • 100 g de noisettes.

Pour un total de 19 points.

Exemple de journée type à 60 points pour stabiliser le poids

Au petit déjeuner :

  • un verre de jus de pamplemousse ;
  • 100 g de jambon cru ;
  • 100 g de mortadelle ;
  • 100 g de jambon blanc.

Pour un total de 12 points.

Au déjeuner :

  • une assiette de soupe de légumes ;
  • 100 g de filet mignon de porc ;
  • 100 g de fenouil ;
  • 100 g d’emmental râpé ;
  • 60 g de sauce tomate ;
  • une tasse de tisane agrémentée d’une belle cuillère à café de miel.

Dans l’après-midi, vous pouvez vous accorder une pause pour déguster une autre tasse de tisane avec une grosse cuillère à café de miel.

Pour un total de 35 points.

Au dîner :

  • Une mesure de whisky ;
  • Un bol de bouillon de viande ;
  • 100 g de thon à l’huile ;
  • 100 g d’épinards cuits ;
  • Une figue fraîche.

Pour un total de 13 points.

Les multiples vertus des lipides pour perdre du poids

Certaines mauvaises habitudes alimentaires ont entaché la réputation de la graisse et des huiles. Pourtant, les lipides sont indispensables à la vie mais aussi à la perte de poids. C’est la raison pour laquelle le régime Razzoli fait le bonheur des plus gourmands d’entre vous en autorisant les aliments habituellement proscrits des diètes amaigrissantes.

Dites adieu aux régimes restrictifs

Manger des plats riches en lipides ferait perdre du poids. Ceci pourrait vous surprendre, surtout lorsque l’on sait que tous les régimes recommandent de manger moins gras, moins sucré et en plus petite quantité. Détrompez-vous car se concocter de bons petits plats goûteux et savoureux aiderait finalement à manger moins.

Et donc à perdre du poids ! Et là, vous comprenez mieux le fil de la pensée du docteur Guido Razzoli. Déguster un aliment qui a du goût, à apport calorique égal, réduit significativement la sensation de faim. Deux études scientifiques ont été menées sur deux groupes de personnes, leur faisant tester deux sortes d’aliments différents.

En 2009, les chercheurs de l’université de Maastricht aux Pays Bas ont séparé un groupe de personne en deux. Le premier groupe s’est vu recevoir une portion de mousse au chocolat tandis que le deuxième groupe devait consommer une portion de fromage blanc nature.

Si les membres du groupe 1 étaient rassasiés, les membres du groupe 2 avaient encore faim ! En 2013 au Danemark, le chercheur Per Moller a réalisé une étude similaire où il proposait une soupe épicée et une soupe sans aucune épice. Résultat, le groupe qui avait mangé la soupe épicée était rassasié.

En reprenant l’exemple du chocolat, vous culpabiliseriez de dévorer une tablette entière, surtout de bonne qualité. Et la conclusion de ces études est justement là : manger quelque chose qui a du goût et qui est de qualité rassasie bien plus vite qu’un aliment de mauvaise qualité un peu fade.

Voilà aussi pourquoi les régimes peuvent être frustrants puisqu’on s’impose souvent de manger léger, et donc sans matières grasses. Lors du programme Razzoli, il s’agit en fait de bien manger. C’est pour cela que vous devez préférer les produits biologiques, les céréales complètes et les plats préparés maison. Le chercheur Per Moller affirme lui-même que si la France est moins touchée par l’obésité que les États-Unis, cela s’explique principalement par l’excellente qualité de ses produits et sa fine gastronomie.

Privilégier les acides gras insaturés

Les lipides, il y en a des bons et des mauvais. Un apport insuffisant de bonnes huiles nuit à la santé et entrave les progrès en musculation et en amaigrissement. En cas d’abus des mauvaises graisses, vous vous retrouvez avec de gros problèmes cardiaques.

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Ce qui compte, ce n’est pas tant la quantité de matières grasses dans notre assiette mais le type de lipides consommés. Ainsi, vous devez privilégier les acides gras insaturés qui se révèlent être très précieux pour la santé. Ils sont en effet indispensables à la formation des cellules et des nerfs. Sans eux, notre organisme ne pourrait pas utiliser les vitamines A, D, E et K. Les acides gras insaturés se trouvent notamment dans les huiles qui sont naturellement liquides à température ambiante. En matière de nutrition, on distingue les acides gras mono insaturés et les acides gras poly insaturés.

Les acides gras mono insaturés

Les acides gras mono insaturés ont une action positive sur le taux de cholestérol et participent à la prévention des maladies cardio-vasculaires. C’est là un atout considérable quand on sait qu’une fois oxydé, le cholestérol est davantage susceptible d’adhérer aux parois artérielles et qu’il peut provoquer une crise cardiaque.

Les acides gras mono insaturés devraient constituer l’essentiel de notre consommation quotidienne de matières grasses, soit 20 g à 30 g par jour. Ils se retrouvent principalement dans :

  • l’huile de colza ;
  • l’huile d’olive ;
  • l’huile d’amande ;
  • l’avocat ;
  • l’huile d’avocat ;
  • l’huile de maïs ;
  • l’huile d’onagre ;
  • l’huile de noisette ;
  • la mayonnaise ;
  • les noix ;
  • le beurre d’arachide ;
  • l’huile d’arachide ;
  • l’huile de carthame ;
  • l’huile de sésame ;
  • l’huile de soja ;
  • l’huile de tournesol.

Les acides gras poly insaturés

Les omégas 3 et les omégas 6 font partie des acides gras poly insaturés. Ce sont les seuls acides gras que le corps ne peut pas synthétiser lui-même alors qu’ils remplissent des fonctions importantes dans toutes les cellules du corps, en particulier dans le cerveau.

Il faut donc les lui fournir par l’alimentation, à raison de 10 g à 15 g par jour. Les acides gras omégas 3 combattent toutes sortes de maux, notamment les maladies cardiaques, la dépression et même un tour de taille en expansion, et ils s’accompagnent d’avantages particulièrement appréciables pour les pratiquants de la musculation.

Les études scientifiques montrent qu’ils réduisent la fonte adipeuse durant les périodes où les muscles ne sont pas utilisés, comme en cas d’interruptions de l’entraînement. Cela suggère que les omégas 3 peuvent réduire la dégradation musculaire et stimuler la prise de masse maigre.

Ces précieux omégas 3 prospèrent dans :

  • les poissons gras, notamment le flétan, le hareng, le maquereau, le saumon, la sardine, le thon ;
  • l’huile de foie de morue ;
  • l’huile de lin ;
  • l’huile de colza ;
  • l’huile de sésame ;
  • les noix ;
  • l’huile de noix ;
  • l’avocat.

Quant aux acides gras omégas 6, vous les trouverez essentiellement dans :

  • l’huile de tournesol ;
  • l’huile de soja ;
  • l’huile de carthame ;
  • l’huile de germe de maïs ;
  • l’huile de germe de blé.

Optimiser votre consommation de lipides

Le régime Razzoli ne distingue pas les acides gras insaturés des acides gras saturés, et ne conseille pas d’équilibrer vos apports en oméga 3 et en oméga 6, pourtant incontournables pour garder la ligne. Puisque les omégas 6 sont plutôt abondants dans les aliments et les omégas 3 nettement plus rares, le mieux est de privilégier les corps gras riches en omégas 3, qui contiennent aussi des omégas 6 :

  • Comptez 2 à 3 cuillères à soupe quotidiennes d’huile de colza ou de noix, voire de soja ou de germe de blé, moins faciles à trouver. Vous pouvez alterner selon l’usage l’huile de colza cuit mais non frit, l’huile de noix étant à réserver à un usage à cru. L’huile de tournesol, qui ne comporte quasiment pas d’omégas 3, est néanmoins conseillée pour les cuissons plus poussées comme les fritures, car elle supporte mieux le chauffage sans s’altérer ;
  • Si vous consommez peu d’huile, par exemple en hiver lorsque l’on a souvent moins envie de manger des crudités, vous pouvez compenser par une margarine portant la mention riche en oméga 3 pour les tartines, dans les légumes ou en cuisson. Ces margarines, élaborées à partir d’un mélange d’huiles végétales, fournissent simultanément oméga 3 et oméga 6. Il faut s’assurer qu’elles ne comportent pas plus de 1 g d’acides gras transformés et qu’elles sont enrichies en vitamine E qui évite aux omégas 3 de s’oxyder. On peut considérer que deux cuillères à café de margarine remplacent une cuillère à soupe d’huile ;
  • En complément, vous pouvez croquer dans des noix, en sachant que 3 noix fournissent 33 % de l’apport conseillé en oméga 3. Vous pouvez également acheter des œufs, du jambon, de la viande obtenus à partir d’animaux dont l’alimentation a été enrichie en oméga 3, par des graines de lin, voire de la luzerne ;
  • Faites la part belle aux végétaux comme les graines de lin, le colza, le pourprier et les algues marines ;
  • Enfin, pour satisfaire l’apport conseillé en oméga 3, mettez dans votre assiette un poisson gras en prenant soin de les varier : hareng, maquereau, sardine, saumon, deux fois par semaine. Optez de préférence pour des espèces sauvages issues de la pêche durable ou d’élevage biologique afin de ne pas épuiser trop rapidement les stocks de poissons et éviter la contamination au mercure. Fuyez par ailleurs les espèces de poissons très menacées.

La plupart des fabricants d’aliments vendus en grandes surfaces, tels que les barres de chocolat, les biscuits salés et les chips, utilisent des huiles riches en oméga 6, comme l’huile de maïs et de soja. En conséquence, le ratio typique pour l’apport en oméga 6 et en oméga 3 est souvent déséquilibré, pouvant causer des inflammations susceptibles de provoquer l’obésité.

N’abusez donc pas des bonnes choses et variez au maximum vos sources de graisses. Evitez autant que possible les plats prêts à consommer et les viennoiseries trop grasses. Ces produits particulièrement gras contiennent souvent beaucoup d’acides gras transformés et d’acides gras saturés mauvais pour la santé.

Attention aux acides gras saturés

Les matières grasses constituent une importante source d’énergie et sont essentielles au fonctionnement de l’organisme. Mais certaines graisses doivent être consommées avec une grande modération. Les produits riches en acides gras saturés constituent les plus grands pièges pour la santé. Consommés en grandes quantités, ils peuvent avoir des effets négatifs sur votre taux de lipides sanguins. Les acides gras saturés se trouvent dans :

  • le beurre ;
  • les viandes grasses ;
  • le lard ;
  • les produits laitiers entiers ;
  • la margarine ;
  • l’huile de noix de coco ;
  • l’huile de palme ;
  • le saindoux ;
  • les gâteaux secs ;
  • de nombreux produits prêts à consommer.

Gardez toujours en tête que plus une graisse est solide, moins elle est saine. Le beurre est donc plus sain que la graisse de coco et vous pouvez donc en tartiner sans crainte sur une tranche de pain. Néanmoins, mieux vaut faire preuve de modération en matière d’acides gras saturés et de ne pas dépasser 20 g à 25 g par jour.

La controverse des acides gras transformés

Dans la nature, les acides gras ne se trouvent que dans la graisse et le lait des ruminants. Jusqu’à présent, il n’a pas pu être démontré que les graisses transformées d’origine animale aient un quelconque effet négatif sur la santé. Les acides gras transformés produits de manière industrielle sont en revanche beaucoup plus problématiques. Le procédé consiste à solidifier les bons acides gras insaturés d’origine végétale ou issus d’huile de poisson avec de l’hydrogène.

L’industrie utilise cette méthode car les graisses durcies ou semi-solides sont plus simples à utiliser. Ce procédé sert notamment à la fabrication de la margarine, si facile à tartiner. Les acides gras transformés se forment aussi lorsque l’huile liquide est chauffée à haute température, comme lors de la friture.

Bien qu’ils améliorent le goût, ils sont catastrophiques pour la santé en augmentant la graisse abdominale et en bouchant les artères. Ce danger créé de la main de l’homme empêche même l’organisme d’utiliser correctement les acides gras omégas essentiels. Pire que tout pour les pratiquants de la musculation, les acides gras transformés peuvent réduire l’assimilation des acides aminés, limitant donc la prise de masse maigre et accélérant la dégradation musculaire.

Limiter les aliments prêts à l’emploi

L’augmentation de la consommation d’aliments industriels a considérablement accru la consommation de graisses durcies et donc d’acides gras transformés, ce qui n’est pas sans conséquences sur la santé. Des études scientifiques confirment que ces acides gras provoquent une élévation du taux de cholestérol et des problèmes de vaisseaux sanguins, et par conséquent une augmentation des risques d’infarctus.

Bien évidemment, l’organisme n’est pas conçu pour recevoir de tels ingrédients loin d’être naturels. Le résultat ne se fait pas attendre, le surpoids et l’obésité sont en constante augmentation. Alors pour se nourrir sainement, mieux vaut consommer le moins possible d’aliments transformés, tout particulièrement les beignets, les pâtisseries industrielles, les chips et les biscuits. Il demeure cependant impossible de faire totalement l’impasse sur les plats pré-cuisinés.

Dans ce cas, il convient de lire attentivement la liste des ingrédients. Les mentions graisses végétales partiellement durcies ou simplement partiellement durcies indiquent la présence d’acides gras transformés néfastes pour votre silhouette. La valeur limite se rapporte aux acides gras transformés d’origine végétale et non à ceux d’origine animale.

Les points forts du régime Razzoli

Un régime à la carte

L’application du régime à points imaginé par le diabétologue Guido Razzoli permet à chacun de fixer ses propres objectifs de perte de poids. En une semaine, vous allez observer une perte de poids et vous retrouverez définitivement une silhouette svelte.

Le système de points est idéal pour maigrir à votre rythme. Vous vous concoctez des repas personnalisés, qui correspondent à vos propres goûts en choisissant les ingrédients qui vous font envie. Grâce aux menus à concevoir sur-mesure, le plaisir de manger demeure intact.

C’est vous qui décidez de la durée du régime en fonction du nombre de kilos que vous désirez vous alléger. Vous pouvez tout à fait suivre la diète à vie pour maintenir votre poids de forme et rester en parfaite santé.

Un régime équilibré

Le régime Razzoli vous inculque la bonne façon de manger pour concevoir des repas équilibrés et sains. En recourant au système de points, vous comprenez mieux l’équilibre alimentaire.

Ainsi, une fois la diète faible en calories terminée, vous saurez vers quels ingrédients vous tourner pour préserver votre organisme d’un surplus de calories qu’il finira forcément par stocker dans ses réserves de graisses. En outre, la méthode minceur n’impose aucune limite en ce qui concerne les condiments, vous ouvrant la voie à une cuisine saine et riche en saveurs.

Un régime d’une grande efficacité

En suivant à la lettre les instructions du docteur Razzoli, vous avez l’assurance d’atteindre votre objectif pondéral. Que vous souhaitiez vous affiner ou simplement conserver votre poids de forme, le régime saura vous satisfaire sans aucun sentiment de privation. Retrouver et garder la ligne est désormais synonyme de bonheur et de plaisir de la table !

Un régime simple à mettre en œuvre

Le poids de chaque aliment n’est pas rigide, il suffit de calculer la quantité à vue d’œil. Au début, vous pèserez les ingrédients pour vous faire une idée, puis vous saurez très vite vous passer de la balance. Il suffit juste de garder la liste d’aliments en permanence avec vous pour adopter de bons réflexes.

En outre, le régime Razzoli est parfaitement compatible avec une vie sociale. Vous finissez par complètement oublier que vous essayez de perdre du poids lorsque vous êtes au restaurant, invité à dîner chez des amis ou à un repas de famille, car il suffira de compenser les excès le lendemain. Et puis, le septième jour permet sans problème les repas amicaux.

Un régime rassasiant et gourmand

Le régime à base de points permet de manger en abondance, il l’exige même ! En conséquence, vous êtes vite repu et les fringales ne viennent plus vous perturber en milieu de matinée ou d’après-midi. Les risques de carences alimentaires sont quasiment inexistants et vous n’avez plus aucune envie de grignoter.

Le docteur Guido Razzoli vous incite à ne plus penser aux calories, pour que maigrir se transforme en moments de plaisir sans plus jamais diaboliser les aliments tabous. Les glucides sont certes mis à l’écart de votre alimentation quotidienne, mais le sacrifice est largement compensé par les aliments riches en lipides, tout aussi alléchants.

Les points faibles du régime Razzoni

Un régime hypocalorique restrictif en termes de glucides

L’attribution des points et les techniques de comptage sont non fondées, ce qui remet en cause la crédibilité de ce type d’alimentation. La variété qu’offre le régime Razzoli n’est qu’apparente car s’il vous est difficile de vous passer du goût sucré, le programme amincissant va vous paraître bien plus complexe qu’il n’y paraît. La diète faible en calories semble alors efficace au départ, mais le risque est grand d’abandonner rapidement.

Pire encore, vous vous exposez au danger de développer un comportement compulsif vis à vis de la nourriture diabolisée par cette approche. A force de compter les points, se nourrir devient antinaturel. Dans ces conditions, l’effet yoyo est quasiment incontournable.

Un apport limité en végétaux

La liste des aliments comporte très peu de fruits et tous sont affectés d’un grand nombre de points, vous obligeant à en réduire la consommation. Il en est de même pour la plupart des légumes. Par conséquent, vous manquez indéniablement de fibres, de sels minéraux et de vitamines.

Des habitudes difficiles à changer

Le régime Razzoli ne permet pas de changer radicalement ses habitudes alimentaires. En effet, seulement le quantitatif compte, tandis que l’aspect qualitatif des aliments est purement et simplement laissé de côté.

Dans un tel contexte, il est difficile de comprendre les raisons pour lesquelles le docteur Guido Razzoli vous incite à consommer des aliments riches en lipides au détriment de ceux comportant un taux élevé de glucides.

Un système de points fantaisiste

Le barème de points comporte bien des contradictions totalement incompréhensibles. En effet, les lipides se voient attribuer très peu de points. Ainsi, un verre d’huile ne se voit attribuer aucun point et 115 g de frites ne valent qu’un seul point, alors que 200 g de pommes de terre bouillies seulement 20 points. De la même façon, la consommation de charcuterie peut se faire sans limite alors qu’une simple pomme représente le tiers des points d’une journée.

Et pour quelle raison le nutritionniste accorde 7 points à un yaourt alors que 50 g de camembert reçoivent seulement 2 points ? Le mystère demeure et de ce point de vue, le régime ne semble pas bon pour le système cardiovasculaire si vous ne faites pas attention à la quantité de corps gras ingéré, et surtout à leur qualité.

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Une trop grande liberté

Bien que le système de points semble simple et pratique par de nombreux aspects, il laisse toutefois une énorme liberté dans l’absorption de lipides, engendrant de gros risques de déséquilibre alimentaire. Le médecin omet aussi d’insister sur les bienfaits des graisses polyinsaturées.

En suivant le régime Razzoli, vous ne savez donc pas qu’il est préférable de limiter les apports en gras saturé. Par conséquent, ce programme minceur peut augmenter les risques d’artériosclérose en raison d’un emploi exagéré de graisses saturées, sauf si vous veillez à respecter, en plus des points, une alimentation strictement hypocalorique. Donc, ne vous jetez pas tous les jours sur le plateau de charcuteries accompagnées d’un petit verre de vin sous prétexte qu’ils n’apportent pas de point !

L’intérêt de l’éviction des glucides raffinés dans le régime Razzoli

Le régime Razzoli vous préserve des effets dévastateurs du sucre sur la santé. Trop de sucre favorise en effet de nombreuses maladies, dont l’obésité, et pille nos réserves en minéraux. Les études scientifiques ne cessent de faire le lien entre le sucre et les caries, le diabète, en passant par les troubles cardiovasculaires et l’ostéoporose, l’entretien des inflammations intestinales, jusqu’à la baisse immunitaire et le cancer.

Statistiques alarmantes de la consommation de glucides simples

La consommation mondiale de sucre est passée depuis 1950 de 8 millions à 120 millions de tonnes. Au début du 20e siècle, chaque Français consommait 1 kilo de sucre par an. Aujourd’hui, nous en avalons 35 kilos en moyenne et presque le double aux Etats-Unis !

Le sucre occupe une place privilégiée dans la plupart des foyers tout simplement parce que nous commençons dès notre plus jeune âge à consommer trop de sucre ajouté. Outre que du sucre est ajouté de façon déroutante à des plats cuisinés ou à des produits en conserves, l’industrie agroalimentaire met sur le marché de nombreux produits très sucrés.

C’est le cas du sucre en poudre, des sodas, des bonbons, des barres chocolatées, des pâtes à tartiner, des jus de fruits industriels, des céréales sucrées du petit déjeuner et bien d’autres encore qui créent un comportement addictif. En effet, l’excès de sucre entraîne une dépendance tant au niveau physique que psychique, et le sucre a été et peut être comparé à une drogue.

Ainsi, l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments s’est fixé pour objectif une diminution de 25 %, soit 20 g par jour, en cinq ans, de la consommation de sucres simples ajoutés. Néanmoins, il ne s’agit pas de remettre en cause les apports nutritionnels conseillés car les glucides totaux doivent toujours représenter 50 % à 55 % des apports énergétiques, mais d’augmenter les apports en glucides complexes que sont le pain, les féculents, les pommes de terre, les céréales et autres féculents, et de diminuer les glucides simples ajoutés.

Les effets néfastes sur la santé d’une absorption de sucre en excès

L’objectif du régime Razzoli, tout comme l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, est de lutter contre le surpoids et l’obésité. 19 % des enfants et des adolescents sont en surpoids et risquent de devenir diabétiques, cardiaques, hypertendus et de souffrir d’un excès de cholestérol.

Le raffinage prive purement et simplement le sucre blanc de ses vitamines et de ses minéraux d’origine. Ces sucres appauvrissent nos réserves en magnésium, calcium, ou chrome, un élément qui contribue, justement, à protéger du diabète. Ils favorisent les aigreurs d’estomac et les fermentations intestinales qui perturbent la flore bactérienne.

Ce faisant, et toujours dans l’intestin, ils sont responsables de la constipation, de diverses affections du colon, ou encore aggravent les mycoses, notamment le Candida albicans, cause de fatigues chroniques. Lorsque l’on sait qu’une bonne partie de notre immunité dépend de l’équilibre de la flore intestinale, que le sucre tend à nous carencer en cuivre qui est un oligoélément anti-infectieux et que, parallèlement, plus on absorbe de sucres, moins nos globules blancs réussissent à neutraliser les microbes, on comprend que les sucres raffinés n’ont aucun effet bénéfiques sur la santé.

D’ailleurs, de nombreuses études ont fait le lien entre le sucre et les maladies cardiovasculaires. En effet, le sucre rapide fait monter les triglycérides ainsi que le cholestérol LDL. Il peut favoriser des pathologies oculaires comme la cataracte et, par un phénomène que les scientifiques nomment glycation, liaisons anormales entre sucres et protéines, le vieillissement prématuré de tous les tissus de l’organisme. Des chercheurs y voient aussi un agent favorisant la multiplication des cellules cancéreuses du pancréas, de l’estomac, du côlon, de l’endomètre.

Les conseils pour limiter le sucre

  • Opter pour du sucre complet ou intégral, autrement dit du sucre roux qui a conservé vitamines et minéraux ;
  • Doubler vos quantités journalières de crudités, de légumes, de fibres, de céréales complètes, de fruits ;
  • Ne pas consommer de sodas ou jus de fruits du commerce pour se désaltérer. L’eau est la seule boisson indispensable à l’organisme ;
  • Marcher, bouger, faire du sport. L’exercice physique équilibre l’énergie et améliore le métabolisme ;
  • Gérer votre stress pour ne pas manger n’importe quels aliments ;
  • Dans le cas d’une fringale de sucre, tournez-vous vers les fruits secs, qui recèlent des trésors de minéraux et de vitamines, ou un peu de miel.

Les glucides, des molécules indispensables à l’organisme

Le régime Razzoli supprime littéralement tous les sucres. Or, il ne faut pas oublier que les glucides sont des molécules présentes dans presque tous les aliments et tout être vivant. Celles-ci ont une importance considérable pour l’organisme puisqu’elles constituent un véritable carburant.

C’est seulement lorsqu’elles sont ingérées en trop grande quantité qu’elles deviennent néfastes à la santé. Les aliments contenant des glucides ont longtemps été diabolisés. Les glucides se retrouvent dans tous les ingrédients sucrés, mais aussi en grande majorité dans le pain, les pâtes, les céréales.

Les glucides ont la mauvaise réputation de faire prendre du poids mais ont aussi différents rôles dans chaque organisme vivant. Ces rôles sont entre autres de protéger le système immunitaire, de favoriser la fertilisation, la pathogenèse, la coagulation sanguine ainsi que le développement de l’humain. Les glucides sont comme l’essence dans une voiture aidant le corps humain à fonctionner tout le long de la journée.

Des composants énergétiques utiles au quotidien

Sur le point de vue scientifique, les glucides sont des composants organiques contenant du saccharose. Des chercheurs ont découvert que les glucides sont des composants que le corps humain utilise pour fabriquer du glucose.

L’amylase, une enzyme présente dans le corps, casse les éléments des glucides pour produire du glucose qui procure l’énergie requise pour le fonctionnement du corps humain. Le glucose peut soit être utilisé par le corps tout de suite, comme c’est le cas pour les diabétiques et les coureurs de fond, ou alors être conservé pour une utilisation ultérieure.

La distinction entre les glucides simples et les glucides complexes

Le régime Razzoli ne fait pas la distinction entre les sucres simples et les sucres complexes. Pourtant, les sucres simples sont digérés et absorbés par l’organisme très rapidement et se retrouvent le plus souvent dans les fruits, les légumes et le lait. Tandis que les sucres complexes incluent l’amidon et les fibres.

Ceux-ci doivent d’abord être digérés avant que le corps puisse s’en servir pour produire de l’énergie. Les aliments contenant un fort taux de sucres complexes sont le pain au blé dur, les pommes de terre, le maïs, les céréales complètes, les fruits et le riz brun.

Les aliments contenant ces sucres lents aident à fournir l’énergie nécessaire pour faire fonctionner le corps pendant de longues heures tout en limitant les portions, et ainsi donner un sentiment de satiété. Il paraît alors particulièrement regrettable que le nutritionniste Razzoli n’ait pas fait pris la peine de différencier les glucides pour vous offrir l’opportunité de consommer des glucides lents absents du programme minceur.

La réhabilitation des féculents

Longtemps montrés du doigt et bannis des régimes, les féculents sont aujourd’hui recommandés. Pommes de terre, maïs, petits pois, maïs, pois chiches, lentilles, pois cassés, haricots secs, ou encore céréales telles que le riz, le blé, l’avoine, l’orge, le quinoa, sont des aliments riches en glucides complexes. Ils ont la particularité d’être digérés plus longuement avant d’être assimilés et d’apporter une énergie diffuse à l’organisme au fur et à mesure des besoins.

Étant donné que les glucides représentent la principale source d’énergie pour nos muscles mais aussi pour notre cerveau qui consomme tout de même 100 g de glucides par jour, ils doivent occuper la moitié de nos apports alimentaires quotidiens.

Grâce à l’amidon qu’ils contiennent, un glucide qui doit être cuit pour être digéré, les féculents sont rassasiants. Le Programme National Nutrition Santé recommande de manger une portion de féculents à hauteur de 100 g à 150 g cuits à chaque repas pour garantir une alimentation équilibrée et éloigner les envies de grignotage. Par conséquent, vous ne devez pas totalement les bannir de votre assiette si vous voulez garder une ligne harmonieuse une fois que vous avez atteint votre objectif de poids.

Variez les plaisirs !

On distingue trois familles de féculents :

  • Les céréales : avoine, blé, maïs, orge, riz de préférence complet, etc… sous toutes leurs formes, farine, semoule, pâtes, galettes, pain, etc… ;
  • Les pommes de terre ;
  • Les légumes secs et légumineuses : haricots secs, fèves sèches, pois chiches, pois secs, lentilles, graine de soja, flageolets, pois cassés, etc…

Ainsi, du pain ou des flocons d’avoine au petit déjeuner associés à un fruit ou un jus de fruits fraîchement pressé, des céréales, des légumineuses ou des céréales accompagnées de légumes aux repas principaux vous permettront de vous sentir rapidement rassasié et d’éviter les fringales en cours de journée.

Abuser des légumes secs

Plus riches en protéines végétales que les autres féculents, les légumes secs constituent une excellente source de fer, d’acide folique, de vitamine B, de magnésium, de potassium, de zinc et de cuivre.

Associées aux céréales, comme par exemple des haricots rouges avec du riz ou encore des lentilles corail combinées à du boulghour, les légumineuses fournissent un repas sain et complet. Elles facilitent la satiété et leurs glucides sont absorbés très lentement par l’organisme. Il s’agit d’une bonne alternative aux protéines animales, plus difficiles à digérer et plus riches en graisses saturées !

Les alliés de votre silhouette

Les féculents tiennent leur mauvaise réputation de faire grossir, du fait des quantités ingurgitées et des matières grasses rajoutées dans l’assiette. Pâtes noyées sous des sauces riches et accompagnées de fromage râpé, frites, chips, tartines de pâte à tartiner, etc… sont autant de recettes certes savoureuses, mais qui attirent les kilos à cause de la garniture bien trop riche en graisses.

Pensez à consommer plutôt les pâtes avec un coulis de tomates fraîches ou des légumes cuisinés. Quant aux pommes de terre, cuites à la vapeur, elles ne représentent que 80 kcals pour 100 g ! Si vous êtes actif ou sportif, ne négligez surtout pas les féculents, ils seront votre meilleur atout pour éviter les coups de pompe et rester performant. Enfin, privilégiez les céréales complètes ou semi-complètes. Plus riches en fibres, elles facilitent le transit intestinal et l’élimination des toxines.

Focus sur la pomme de terre

Parfois assimilée à un légume, la pomme de terre appartient à la famille des féculents par sa richesse en amidon, un glucide complexe de très grande qualité pour l’organisme. Elle est aussi riche en vitamine B1, importante pour la transformation des glucides en énergie.

Comme pour les pâtes, son apport calorique peut varier du simple au double selon la cuisson et l’accompagnement. Par exemple, cuites à l’eau, les pommes de terre n’apportent que 80 kcals pour 100 g. On préfèrera donc les cuisiner à la vapeur, à l’eau, en salade ou au four.

L’assiette devient plus riche dès lors qu’on en fait de la purée ou un gratin. Inutile de rappeler que les frites et les chips sont plus grasses. Saviez-vous d’ailleurs que les chips, avec 568 kcals pour 100 g, étaient plus caloriques que les frites qui, elles, renferment 274 kcals pour 100 g ? Même si le régime Razzoli fait la part belle à ce type d’aliment gras, vous veillerez toutefois à ne pas en faire une habitude à vie et à en limiter votre consommation à une fois par semaine.

Fuir les féculents raffinés

La majorité des féculents que nous consommons est transformée comme c’est le cas des frites, des chips et de certaines céréales du petit déjeuner. D’autres sont raffinés, en particulier les pâtes, le riz et le pain blanc. Cette opération consiste à retirer l’enveloppe du grain de la céréale, la partie de la plante pourtant la plus riche en fibres et en minéraux.

Par la suite, le lavage, le trempage et la cuisson participent aussi à la fuite en vitamines et en nutriments de l’aliment. Tous ces ingrédients d’origine saine, qu’ils soient transformés ou raffinés, ont alors perdu une grande partie de leur valeur nutritionnelle pour devenir des sucres rapides immédiatement stockés dans les réserves adipeuses.

Si vous faites attention à votre ligne, équilibrez donc votre assiette en recourant autant que possible aux céréales complètes et en mangeant aussi des fruits et des légumes chaque jour. Vous ferez ainsi le plein de fibres qui régulent le transit intestinal et participent au maintien de votre poids de forme, de minéraux et de vitamines du groupe B.

L’importance des fibres

Les fibres sont des glucides complexes non assimilables par l’organisme. Elles comprennent par exemple :

  • les fibres dures comme la lignine (son, peau de fruits, chou…) ;
  • la pectine dans les fruits ;
  • la cellulose dans les légumes ;
  • l’hémicellulose dans les pousses de plantes ;
  • l’agar dans les algues ;
  • les lectines dans les céréales.

Les fibres ne sont pas assimilées par l’organisme et participent à la préservation d’une silhouette svelte. En effet selon leur composition, elles sont fermentées par la flore intestinale ou rejetées intactes en emportant avec elles les toxines. Les fibres solubles absorbent plusieurs fois leur volume d’eau, ce qui permet d’apporter un sentiment rapide de satiété.

Les aliments qui sont le plus proches de leur état naturel, en particulier avec leur peau, non raffinés, sont ceux qui contiennent le plus de fibres, comme les légumes, les fruits entiers, les pois, les lentilles, les céréales complètes. Ainsi, vous veillerez à ne pas diaboliser les végétaux. Bien qu’ils se voient octroyer un nombre de points conséquents dans le cadre du régime Razzoli, les fruits et surtout les légumes doivent toujours être privilégiés dans toute quête de la minceur.