Présentation du régime PSMF

régime PSMFVous désirez vous affiner tout en préservant votre masse musculaire ? Le régime PSMF, ou Protein Sparing Modified Fast, a réussi à se faire une place de premier choix parmi les diètes minceurs à tester absolument. Considéré comme l’initiateur de la grande famille des méthodes amaigrissantes hyper protidiques, le régime PSMF est resté depuis sa création une valeur sûre.

Les origines du régime PSMF

Maigrir sans souffrir d’une fonte musculaire

Traduit en français par le terme de jeûne protéiné, le régime PSMF est un acronyme mais aussi le titre d’un ouvrage intitulé Protein Sparing Modified Fast publié en 1971 par Georges Blackburn, chercheur et professeur à l’Université de Harvard aux Etats-Unis. Le docteur a réussi à établir les besoins du corps en protéines pendant un jeûne, et ce dans la perspective de préserver la masse musculaire. Dès lors, de nombreux médecins américains se sont mis à utiliser ce procédé dans leur pratique quotidienne, surtout pour le traitement de l’obésité.

L’importance de la qualité des protéines

Toutefois, en 1977, suite à un tel jeûne protéiné, 58 personnes ont succombé à un arrêt cardiaque. Selon l’analyse médico légale, les protéines en poudre que consommaient ces patients manquaient d’un acide aminé important, le tryptophane. Lorsqu’un acide aminé est manquant, l’organisme ne peut pas renouveler ses protéines, d’où l’apparition de graves problèmes de santé. Il semble que ce soit la mauvaise qualité des protéines qui ait rendu ce régime mortel pour certains individus. Depuis ce temps, la qualité des protéines administrées aux patients qui suivent le jeûne protéiné s’est grandement améliorée, elles sont maintenant de haute valeur biologique, c’est-à-dire que ce sont des protéines complètes.

Une méthode amaigrissante totalement maîtrisée

Au Québec, le docteur Jean-Marie Marineau, omnipraticien, a implanté le premier la technique du jeûne protéiné, en 1975. Depuis, il a formé plus d’un millier de médecins à la méthode du jeûne protéiné. Aujourd’hui, il dirige environ 16 cliniques d’amaigrissement. La diète hyper protéinée, prescrite sous la forme du régime modifié avec préservation protéique, intervient désormais très couramment pour aider les personnes en surpoids ou obèses qui en sont toutes entièrement satisfaites.

Une méthode d’amaigrissement unique en son genre

Si notre organisme a besoin pour fonctionner de protéines pour entretenir les muscles, de glucides pour apporter de l’énergie et de lipides pour nourrir les cellules, le régime PSMF est un jeûne protéiné très faible en calories qui vous apporte entre 400 kcals et 600 kcals par jour.

Il est extrêmement limité en glucides et en lipides, mais très élevé en protéines. Il n’est pas possible de le classer avec les diètes faibles en glucides, car les régimes low carb ne limitent pas le nombre de calories. Le régime modifié avec préservation protéique consiste à ingérer, au cours d’une même journée, des protéines d’une haute valeur biologique sous forme de poudre à diluer dans l’eau, c’est-à-dire des protéines complètes, et à inclure dans son alimentation un apport précis en sels minéraux, en vitamines, en fibres et parfois, en acides gras essentiels.

Afin de suivre correctement ce jeûne protéiné, vous devez vous procurer des sachets de protéines et des repas déshydratés que vous trouverez dans les cliniques d’amaigrissement, comme dans l’établissement médical du docteur Jean-Marie Marineau.

L’idée du programme minceur est ainsi de faire uniquement appel aux aliments susceptibles de réduire les tissus adipeux sans recourir à aucun coupe-faim pharmacologique, mais en conservant les apports protéiques avec une diète hypocalorique pour faire fondre la graisse sans perdre de muscle. Car rappelez-vous, le muscle brûle de la graisse.

Les règles du régime PSMF

Pour appliquer le régime Protein Sparing Modified Fast, il est indispensable que la sécrétion d’insuline soit maintenue à un bas niveau, car cette hormone favorise le stockage d’énergie sous forme de réserve adipeuse et, surtout, inhibe le phénomène de lipolyse, autrement dit la destruction par l’organisme des graisses apportées par la nourriture.

Alors pour maintenir le taux d’insuline à un niveau peu élevé, il est nécessaire de stopper la consommation de glucides, car il dépend essentiellement du taux de glycémie. A côté de cela, il est important d’accompagner le programme amincissant d’exercices physiques appropriés comme de la course à pied, du vélo, de la natation, au moins 30 minutes par jour.

L’énergie ainsi dépensée réduit encore davantage la masse adipeuse. En quatre semaines de diète suivie rigoureusement, vous pouvez déjà espérer perdre jusqu’à 6 kilos, une perte de poids non négligeable mais qui reste raisonnable. Mais gardez tout de même à l’esprit que vous perdrez forcément un peu de masse musculaire. Le régime PSMF prévoit une alimentation aussi variée que possible, assurant l’apport des minéraux et des oligoéléments indispensables à l’organisme.

Il ne peut s’appliquer qu’à des sujets sains, sans problème endocrinien, hépatique ou cardiaque. L’hypertension, en revanche, ne constitue pas une contre-indication. En premier lieu, avant de commencer le régime PSMF, il convient de rencontrer votre médecin qui fixera, en fonction de votre poids, de votre sexe, de votre taille et de votre état de santé l’apport en protéines, en potassium, les suppléments vitaminiques nécessaires, et prescrira éventuellement des comprimés sans sucre.

Le déroulement du régime PSMF

Divisé en trois paliers distincts, le régime Protein Sparing Modified Fast s’échelonne sur plusieurs mois et même davantage selon votre objectif de perte de poids :

Palier 1 – Jeûne protéiné, phase active

Cette étape initiale correspond au déclenchement de la dégradation des graisses provoquée par le jeûne. Aucun aliment solide n’est permis, à l’exception de certains légumes que vous pouvez consommer à volonté. Ainsi, vous ferez tout particulièrement la part belle aux asperges, aux champignons, au chou-fleur, au céleri, au concombre, à la courgette, à l’endive, aux épinards, au fenouil, à la laitue, au poivron vert, aux radis.

En fonction de votre poids corporel, le médecin prescrit une certaine quantité de protéines en poudre, provenant du lait ou du soja, que vous mélangez à de l’eau. C’est au cours de cette première phase que les corps cétoniques, issus de la dégradation des graisses, fournissent à l’organisme une grande partie de l’énergie.

En plus de la consommation de protéines en poudre, le médecin prescrit la prise quotidienne de multi vitamines et de minéraux, de potassium, de calcium, de sodium, de fibres sous forme de supplément et d’huile végétale au besoin. La première étape dure de 12 à 16 semaines.

Palier 2 – Jeûne protéiné, phase de transition

Selon le docteur Jean-Marie Marineau, la deuxième étape est indispensable au maintien du poids. Elle permet de rétablir le métabolisme de base qui a diminué de 17 % à 24 % durant le jeûne.

Le palier de transition se réalise en quatre phases de deux semaines chacune, représentant la réintroduction progressive des sucres lents, soit le pain, les pâtes, le riz, la pomme de terre, les céréales et les légumineuses.

A ce moment bien précis, la consommation de lipides est encore extrêmement limitée. L’alcool peut être consommé avec modération, si vous vous adonnez à 30 minutes d’exercice physique dans l’objectif de brûler chaque portion de boissons alcoolisées.

Palier 3 – Phase de maintien

Il s’agit de la phase la plus importante, car elle est incontournable pour éviter une reprise de poids. Dans toutes les approches thérapeutiques du traitement de l’obésité, c’est toutefois le palier le plus difficile à contrôler, qui vous demandera une grande volonté.

Pendant toute la phase de maintien qui peut s’étendre sur deux ans, vous allez en effet recommencer à prendre des repas complets, mais vous devez apprendre à changer définitivement vos habitudes alimentaires en ayant le réflexe de limiter les glucides rapides.

Les professionnels du monde médical vous recommandent par exemple de choisir des aliments à index glycémique bas. Certains aliments sont encore interdits ou à éviter au cours de cette période, comme les pâtisseries, les biscuits apéritifs, les boissons alcoolisées, les aliments à index glycémique élevé. Les autres recommandations alimentaires se rapprochent de celles préconisées par les diététiciens pour rester en bonne santé à vie.

Le régime PSMF en pratique

Le régime modifié avec préservation protéique est très simple à appliquer au quotidien. Vous devez :

  • Prendre des repas réguliers trois fois par jour. Dans l’idéal, le petit déjeuner sera pris à 8 heures, le déjeuner à 13 heures et le dîner à 20 heures, sans jamais essayer de sauter un repas dans l’espoir de maigrir plus vite ;
  • Supprimer les glucides sous toutes formes que ce soit, aussi bien les sucres lents avec pain, pâtes, riz et autres féculents, que les fruits, les sucreries, le chocolat et les fruits, sauf ceux contenus dans certains légumes ;
  • Consommer extrêmement peu de graisses, pas plus de 20 g d’huile et de beurre par jour ;
  • Consommer des aliments riches en protéines, comme la viande blanche ou le poisson, les œufs et les légumes afin de combler vos besoins quotidiens ;
  • Absorber un minimum journalier de 2 litres de liquide, afin de permettre à l’organisme de se débarrasser des toxines résultantes du jeûne ;
  • Suivre les indications de votre médecin qui calculera la quantité précise de protéines à consommer par jour en fonction de votre poids de forme.

Les aliments tolérés sont les suivants :

  • Les viandes : bœuf, veau, porc, cheval, poulet, dinde, lapin, agneau, aussi bien le foie que le cœur, la langue, la cervelle et ce, deux fois par semaine au plus ;
  • Le jambon cru ;
  • Tous les poissons, si possible à chair maigre ;
  • Les œufs ;
  • Les fromages maigres ;
  • Les légumes : asperges, aubergines, céleri, champignons, choux, concombres, courgettes, endives, épinards, fenouil, laitue, radis, tomates, carottes, poivrons et artichauts ;
  • Les matières grasses : margarine, beurre et huile en quantités infimes ;
  • Le sel, le poivre et la moutarde non adoucie ;
  • Les édulcorants et assimilés ;
  • Les eaux minérales ou naturelles, le thé, le café.

Votre assiette apportera les protéines indispensables à l’amaigrissement en contenant des aliments courants, comme 50 g à 100 g de viande, de poisson ou d’œufs, au mieux, seulement le blanc d’œuf. Vous pouvez remplacer la prise de protéines à partir d’aliments du quotidien par 60 g à 70 g de protéines en poudre.

Ceci s’avère être dans tous les cas impératif pendant le premier palier pour ingérer des protéines de haute valeur biologique. Pour ce qui est des légumes, ils sont consommés sans modération durant la première phase. Ensuite, vous en mangerez 200 g à chaque repas principaux avec une cuillerée d’huile d’olive.

Il est vivement conseillé de ne pas entreprendre le régime PSMF en complément d’autres traitements. Il est bon de le coupler avec un programme d’entraînement physique et de calculer la valeur exacte de cette dépense d’énergie afin d’équilibrer au mieux vos repas.

Concernant la cuisson des aliments, puisque l’apport en graisses est limité, vous devez privilégier la cuisson à l’anglaise pour les légumes et œufs, c’est-à-dire la cuisson dans une eau salée, et la cuisson à la vapeur pour les viandes et les poissons. Ou alors, vous pouvez cuire vos aliments dans très peu de graisse. Il peut donc paraître très utile d’avoir une bonne poêle antiadhésive.

Comment calculer son PSMF ?

Généralement, la quantité nécessaire de protéines se situe à environ 1,5 gramme, voire 2 grammes par kilo idéal de poids de corps, selon la grandeur et la morphologie. Ainsi par exemple, pour une femme mesurant 1,65 m et dont le poids idéal est de 55 kilos, la quantité de protéines devant être consommées chaque jour est de 2 x 55 = 110 g.

On pourrait considérer que ce chiffre est très faible pour un régime revendiquant la consommation de protéines comme essentielle. Mais ce chiffre s’entend en tant que protéines pures. Ainsi, la viande de bœuf, qui est considérée comme la source protéique animale de référence, contient 20 % de protéines seulement, et non 100 %. Le reste de la masse de bœuf non protéique, soit 80 %, est majoritairement de l’eau. Ainsi donc, pour consommer 110 g de protéines pures par jour, il faut manger 550 g de viande de bœuf (550 x 0,2 = 110 g de protéines pures). Cette quantité est évidemment bien trop conséquente pour pouvoir l’ingérer chaque jour. C’est pour cela que les sachets de protéines sont indispensables.

Aliments indiqués ou contre-indiqués dans le cadre du régime PSMF

Les aliments autorisés pendant le régime Protein Sparing Modified Fast sont très nombreux. La diète hypocalorique vous permet ainsi de ne pas manquer de vitamines et de minéraux ou autres nutriments essentiels à votre corps et à votre bien-être :

Aliments indiqués ou contre-indiquésSi ce programme est intéressant pour le côté protéiné, l’absence totale de glucides n’est pas très indiquée. Demandez conseil à votre médecin avant de vous lancer. Mais si vous suivez les règles correctement et que vous ne trichez pas ou ne contournez pas les indications à respecter, avec un peu d’exercices physiques réguliers, vous verrez déjà des résultats au bout de quelques semaines.

Le mode de fonctionnement du régime PSMF

Une très faible teneur en calories

En raison du peu de calories et de l’absence de glucides et de lipides, les réserves de sucres de l’organisme s’épuisent en moins de 24 heures. Afin d’assurer le maintien de ses fonctions vitales, le corps transforme rapidement les graisses en corps cétoniques qui produisent de l’énergie.

Les corps cétoniques sont en grande partie responsables de la perte de poids accélérée de la méthode amaigrissante PSMF, puisqu’ils permettent de réduire la sensation de faim après seulement 48 heures à 72 heures de régime. Les corps cétoniques contribuent également à limiter la fonte des muscles, ceux-ci étant, par ailleurs, nourris par un apport élevé en protéines. Si vous ressentez toujours un petit creux dans la journée, il vaudra mieux faire une petite collation en milieu de matinée et en milieu d’après-midi. Dans ce cas, les trois repas principaux seront moins copieux.

L’élimination d’une grande quantité d’eau

La perte de poids rapide des premiers jours du jeûne protéique est de l’ordre de 2 kilos et correspond à une perte d’eau, de potassium et de glycogène, ainsi qu’à un début de perte de masse maigre, autrement dit des muscles. En effet, à chaque gramme de glycogène utilisé, 3 à 4 grammes d’eau sont éliminés, luttant ainsi contre la rétention d’eau et combattant efficacement la cellulite.

Le corps utilise de manière simultanée le tissu maigre afin de refaire les stocks de glucides complexes par un mécanisme appelé néoglucogénèse. Néanmoins, le procédé initial d’adaptation à la restriction calorique ne dure pas. Après environ trois jours, le foie utilise les graisses comme source d’énergie et produit des corps cétoniques qui stoppent la faim.

La masse musculaire n’est donc pas dangereusement atteinte et se reconstitue rapidement, étant donné une consommation adéquate de protéines complètes.

Il a été évalué qu’après un mois de régime protéiné, la perte de muscle se situe aux alentours de 2 % à 10 % de la perte de poids, les pertes en eau aux environs de 20 %, tandis que les pertes de masse grasse oscillent entre 60 % et 75 %.

Menu type d’une journée en phase active

Au petit déjeuner :

  • un grand verre de jus d’orange et de pamplemousse fraîchement pressés ;
  • une infusion de verveine sans sucre, ou éventuellement agrémenté d’un édulcorant.

Au déjeuner :

  • des rondelles de concombres, de tomates et de radis à volonté ;
  • des protéines en poudre, dont le grammage sera précisé par votre médecin ;
  • une tasse de café sans sucre ;
  • 5 g de potassium ;
  • 2 g de sodium ;
  • 1 g de calcium ;
  • 2 comprimés d’oligo vitamines.

Au dîner :

  • une salade d’endive et de laitue assaisonnée d’un filet d’huile d’olive extra vierge ;
  • une poêlée de champignons et de courgettes sans ajout de matière grasse ;
  • des protéines en poudre, dont le grammage sera précisé par votre médecin ;
  • une tasse de thé vert sans sucre avec une cuillère à café rase de miel ;
  • un comprimé d’oméga 3.

Pensez à boire 2 litres d’eau tout au long de la journée.

Menu type d’une journée en phase de transition

Au petit déjeuner :

  • 30 g de fromage maigre ;
  • une tranche de pain complet ;
  • une tasse de thé sans sucre.

Au déjeuner :

  • 70 g de bœuf haché extra maigre cuit à la poêle sans matière grasse ;
  • 200 g de haricots verts et d’asperges assaisonnés d’une cuillère à café d’huile d’olive extra vierge ;
  • une tasse de café sans sucre.

Au dîner :

  • 150 g de filet de sole cuit à la vapeur ;
  • 200 g de laitue mélangée avec du riz complet, des pousses d’épinards et du céleri râpé, le tout assaisonné d’un filet d’huile d’olive extra vierge ;
  • une tisane à la menthe sans sucre.

Vous prendrez en plus les compléments nutritifs suivants :

  • des protéines en poudre, dont le grammage varie d’une personne à l’autre ;
  • 5 g de potassium ;
  • 2 g de sodium ;
  • 1 g de calcium ;
  • 2 comprimés d’oligo vitamines.

Menu type d’une journée en phase de maintien

Au petit déjeuner :

  • une tasse de café avec de l’édulcorant ;
  • du fromage blanc à 0 % de matière grasse sans sucre ;
  • 2 tranches de pain au levain ;
  • 10 g de beurre.

Au déjeuner :

  • des carottes râpées et du fenouil cru assaisonnés d’un filet d’huile d’olive ;
  • 150 g de filet de cabillaud cuit à la vapeur ;
  • 160 g d’épinards ;
  • 40 g de spaghettis ;
  • 25 g de brie ;
  • un kiwi.

Au dîner :

  • 2 œufs à la coque ;
  • 200 g de chou-fleur ;
  • un yaourt allégé en matières grasses avec de l’édulcorant ;
  • 60 g de fraises et de framboises ;
  • une infusion de camomille sans sucre.

Les protéines, un substrat énergétique essentiel à l’organisme

L’importance des protéines

L’importance des protéines est inscrite dans leur nom. En grec ancien prôtos signifie premier dans le sens d’essentiel. Seule source d’azote du corps humain, les protéines sont véritablement indispensables à la vie. En effet, toutes les cellules et tous les tissus du corps humain contiennent des protéines qui en assurent leur bon fonctionnement. Elles servent à construire et à renouveler la couche supérieure de la peau, les ongles et les cheveux, les muscles, les os, le plasma.

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Ces éléments nutritifs approvisionnent même les neurotransmetteurs, qui alimentent le système nerveux central indispensable aux capacités auditives, visuelles, olfactives, etc… Ce sont les différentes protéines qui font que les muscles sont les muscles, que le foie n’est pas le cerveau, qui déterminent la structure du rein, de nos viscères, de notre peau, de nos phanères. C’est aussi grâce aux protéines que notre corps peut se défendre contre les virus et les bactéries.

Nécessaires à de nombreuses fonctions biologiques, elles entretiennent tout simplement notre organisme. Constituant pas moins de 20 % de la masse totale du corps, les protéines sont formées d’acides aminés, qui sont au nombre de vingt. Tout comme les lettres de l’alphabet, les acides aminés peuvent être disposés selon des millions de combinaisons pour créer le langage des protéines. Selon la séquence issue de la fusion, la protéine engendrée occupe dans le corps des fonctions spécifiques.

Ce sont les aliments contenant des protéines qui apportent au corps les acides aminés. Les enzymes digestives désagrègent les protéines. Le corps absorbe les acides aminés et les reconstruit selon de nouveaux schémas correspondant à ses propres besoins pour la croissance et le maintien, ainsi que pour le contrôle des fonctions vitales.

Les deux types d’acides aminés

Douze acides aminés sont non essentiels car ils peuvent être élaborés par l’organisme à partir de la dégradation d’autres acides aminés issus de la nourriture. En revanche, huit d’entre eux sont vitaux et ne peuvent être produits en quantités suffisantes par l’organisme.

Ils doivent donc être apportés par l’alimentation. Le corps, ne sachant pas synthétiser ces acides aminés essentiels, désintègre et reconstruit en permanence les protéines. Ce processus ininterrompu suppose un apport constant de protéines dans le régime alimentaire.

Les aliments contenant des protéines animales, telles que la viande, le lait et les œufs, apportent de grandes quantités d’acides aminés essentiels. Dans les sources de protéines végétales, au moins un acide aminé essentiel est manquant ou se trouve en quantité insuffisante.

Néanmoins, en associant ces sources de protéines de manière adéquate, il est possible de couvrir la totalité de vos besoins. Absorber des protéines animales deux ou trois fois par jour ou des protéines végétales combinées comme les céréales complètes, les légumes, les légumineuses, les noix et les graines quatre fois par jour, couvre largement vos besoins en protéines.

Un besoin permanent de protéines

L’homme ne sait pas synthétiser directement les éléments qui lui sont indispensables, comme le font les plantes à partir de l’azote et du gaz carbonique. Le corps humain ne contient pas de réserve de protéines où il pourrait venir puiser en cas de besoin, alors qu’il sait très bien stocker les graisses. Pour que les organes restent en parfait état de marche, il leur faut perpétuellement renouveler les tissus usés, car le corps détruit chaque jour environ trois cents grammes de ses propres protéines.

Même s’il en reconstitue une partie lui-même à partir de ses déchets, il lui faut un apport complémentaire. Ainsi, il ne peut trouver sa dose de protéines que dans son alimentation. C’est pourquoi l’apport de protéines doit être régulier, quasiment quotidien. Sinon, l’usure des tissus risque de ne pas être compensée. Par conséquent, l’organisme réclame quotidiennement des protéines, même une fois que la croissance est terminée, et il en va véritablement de sa survie.

Un régime extrêmement pourvu en protéines

Les protéines sont des macronutriments dont votre organisme a besoin en grandes quantités pour les répartir dans la masse musculaire, pour la production de cellules organiques et le soutien des fonctions corporelles essentielles.

Les protéines sont impliquées dans presque tous les processus corporels. Etant donné que ces parties du corps se développent constamment, il est avisé de consommer quotidiennement des protéines. En cas de carence de protéines dans votre alimentation, votre corps puisera ces éléments dans ses propres ressources. Dans le cadre du régime PSMF, les excédents de certains acides aminés et de protéines sont courants.

Le foie les transforme alors en glucides, qui fournissent de l’énergie. Etant donné que les muscles sont composés de protéines, les athlètes consomment parfois davantage de protéines pour renforcer leurs muscles et les développer. Par conséquent, le régime Protein Sparing Modified Fast vous assure un apport élevé en protéines pour que vous perdiez votre masse adipeuse sans que l’amaigrissement soudain ne dégrade les tissus musculaires. Et c’est aussi pour renforcer la musculation que la diète minceur insiste sur l’importance d’un entraînement physique régulier.

S’assurer de bons apports protéiques

Le régime PSMF vous fournit suffisamment de protéines pour permettre de nourrir les fibres musculaires. Les protéines contribuent à lutter contre l’insuffisance veineuse et la rétention d’eau. Les muscles agissent en effet comme une contention naturelle des veines des membres inférieurs.

Par ailleurs, les protéines rassasient, évitant ainsi une surconsommation calorique. Vous devez privilégier les sources de protéines de haute valeur biologique pour maigrir tout en optimisant votre santé : poissons, laitages, soja, œufs et viandes, en vous tournant autant que possible vers les produits laitiers et les viandes maigres pour alléger l’addition calorique sans diminuer les quantités.

Pour déstocker vite, vous prévoyez au déjeuner une belle portion de poisson ou de viande maigre, à hauteur de 150 g, ainsi qu’un laitage allégé en matières grasses par repas, qu’il soit végétal ou animal pendant toute la durée de la phase de transition. Pour le palier définitif de maintien, vous pouvez ajouter une portion de 100 g de protéines au dîner et vous continuer de consommer trois produits laitiers maigres à répartir sur les trois repas journaliers.

Une balance calorique négative

Le docteur Georges Blackburn a déterminé la quantité exacte de protéines à donner à un sujet au cours d’une cure d’amaigrissement pour protéger sa masse musculaire. Pour une période de 24 heures, cette quantité doit se situer entre 1,2 et 1,5 gramme par kilogramme de poids idéal selon qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme.

Ces protéines pures apportent les acides aminés essentiels à l’organisme mais très peu de calories, contrairement aux protéines de l’alimentation. Une privation calorique avec une absence complète d’hydrates de carbone neutralise l’effet anabolique de l’insuline sur le métabolisme physiologique des lipides. Pour avoir la certitude que vous avez un apport en protéines adapté, restez bien attentif aux signaux que votre corps envoie lorsque vous consommez trop ou pas assez de protéines.

Si le corps venait à manquer de protéines, une dénutrition plus ou moins grave interviendrait provoquant les symptômes suivants :

  • De la fatigue ;
  • Des problèmes de concentration ;
  • Une sensation de relâchement lors d’une activité physique ou d’un entraînement ;
  • Une perte de masse musculaire ;
  • Une perte de cheveux ;
  • Une sensation de faim renforcée, en particulier les glucides ;
  • Une réduction des défenses naturelles et donc une perméabilité plus importante aux infections ;
  • Une diminution de la masse musculaire.

En revanche, si vous ingérez trop de protéines, vous verrez apparaître :

  • Un léger mal de dos, à cause des reins tendus ;
  • Une diminution de l’appétit ;
  • Des nausées ;
  • Des gaz et de la constipation, du fait des intestins irrités.

Les aliments les plus riches en protéines

Il est primordial d’avoir une bonne alimentation saine et équilibrée et de respecter les apports nutritionnels quotidiens nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme. Les produits animaux comme les viandes, les laitages, les charcuteries, les poissons, les crustacés et les œufs apportent des protéines complètes et facilement assimilables par l’organisme humain, en particulier l’œuf qui est la source de protéines de référence, tous les acides aminés essentiels y étant représentés.

Les protéines animales sont toujours liées à des lipides. Certains végétaux, les céréales et les légumineuses, contiennent également une bonne part de protéines. Les protéines végétales sont toujours liées à des glucides. Les légumes secs ainsi que les céréales complètes, le soja et le tofu, les fruits secs sont utilisables pour fournir la dose requise de protéines, à condition qu’elles soient associées entre elles.

Notre corps a donc besoin de protéines procurées par l’alimentation pour fonctionner. Toutefois, vous veillerez à consommer les légumineuses avec modération à cause de leur richesse en glucides, et seulement à compter de la phase de maintien.

Auparavant, vous compterez essentiellement sur les compléments alimentaires prescrits par votre médecin pour ne pas subir de carences. En outre, ce n’est pas en mangeant beaucoup de protéines que vous pourrez développer vos muscles puisque les protéines ne servent qu’à colmater l’usure des tissus. Pour se fabriquer des muscles, il est indispensable d’entretenir son corps par de l’exercice physique. Voilà pourquoi un minimum de promenade, d’effort musculaire, de dépense physique, de sport, est fortement recommandé par le régime PSMF.

Bien choisir ses sources de protéines

Les viandes

Privilégiez la viande dont votre boucher peut garantir l’origine et idéalement de provenance certifiée biologique. Vous réduirez ainsi le risque de traitements d’antibiotiques, d’utilisation de fourrages industriels ou de conditions de vie stressantes pour les animaux.

  • Les viandes blanches sont plus digestes et moins acidifiantes que les viandes rouges. Tournez-vous alors autant que possible vers le veau, la dinde, le poulet et le lapin ;
  • L’agneau est plus digeste en filet car le morceau est moins gras ;
  • La viande de bœuf donne de l’énergie aux personnes anémiques. Privilégiez les parties maigres du bœuf telles que le rumsteck, le gîte, le paleron, la tende, le jarret, la hampe, le filet, l’aiguillette, le faux-filet, l’aloyau, la surlonge, le jumeau, la boule de macreuse, la viande de grison, le foie, le cœur, les tripes, les rognons, à rôtir dans peu de corps gras, idéalement de l’huile d’olive ;
  • Le gibier non mariné et sans sauce est très digeste. Néanmoins, vous consommerez chevreuil, marcassin et volatiles avec modération car leur viande est riche en purine, un acide urique pouvant provoquer calculs ou crise de goutte.

Les poissons

Les protéines contenues dans les poissons et les crustacés ont une haute valeur nutritive et sont très digestes. Il est conseillé d’en consommer au moins trois fois par semaine. Ils apportent notamment les oligoéléments, comme de l’iode et du phosphore, ainsi que des acides gras essentiels, dont les fameux omégas 3 dont beaucoup d’entre nous sommes carencés.

On les trouve notamment dans les harengs, sardines, maquereaux, saumons. Evitez le poisson d’élevage et préférez le sauvage, tout particulièrement pour le saumon. Malheureusement, beaucoup de poissons et crustacés sont contaminés par des métaux lourds.

Il convient alors de varier au maximum les variétés pour en éviter l’exposition. Optez de préférence pour une cuisson à la vapeur douce qui préservera en plus leurs propriétés nutritives. Le poisson révèlera toutes ses saveurs cuit au four, farci avec des herbes aromatiques, arrosé d’un filet d’huile d’olive et de jus de citron après cuisson, accompagné de légumes de saison, en lit ou par couches, avec du bouillon. Il est également délicieux cuit en papillote de papier sulfurisé avec des herbes fraîches ou des épices, farci ou non.

Grillé à la poêle à l’huile d’olive, aromatisé de thym, de marjolaine, d’aneth, d’estragon, de romarin, de sarriette, etc…, le poisson apporte toutes les protéines indispensables à votre organisme et vous permet de vous concocter des plats succulents.

Les fromages, les produits laitiers

Si vous êtes végétarien et que vous ne mangez ni viande ni poisson, l’envie de fromage est plus grande. Or, il ne faudrait pas dépasser 80 g de fromage de type gruyère ou équivalent en matière grasse si vous voulez atteindre et conserver votre poids de forme. Sachez également que tous les produits laitiers à base de lait de vache, aussi bien les fromages que les yaourts et le lait, ont une action pro-inflammatoire et acidifiante.

Beaucoup de personnes peuvent être allergiques ou intolérantes à la protéine du lait de vache, appelée caséine, ou au glucide du lait, plus connu sous le nom de lactose. Les produits à base de lait de chèvre ou brebis sont à privilégier car ils sont moins acidifiants et souvent mieux tolérés, moins gras et plus digestes. Vous saurez que vous consommez trop de laitages par rapport à votre constitution si vous constatez que votre peau est plus sèche surtout aux chevilles, mais également que vous ressentez des douleurs articulaires, que vous souffrez de calculs, de diverses allergies, d’eczéma ou de problèmes de peau.

Les protéines végétales

Il est conseillé de manger de la viande deux à trois fois par semaine. Mais si vous désirez consommer un peu moins de viande, il est possible de la remplacer par :

Du tofu ou du seitan.

Le tofu peut être apprêté de différentes façons, aussi bien en tarte qu’en croquettes, en cubes, etc… Vous devez l’assaisonner, car il n’a pas de saveur propre. Par exemple, vous pouvez l’arroser avec de la sauce de soja ou le cuisiner avec des épices diverses comme le curry, en fonction de vos goûts ;

  • Du fromage ;
  • Des œufs.

Deux œufs par semaine vous apporteront suffisamment de protéines, de préférence à la coque, poché, dur, mollet ou au plat sans corps gras. Le jaune est digeste lorsqu’il est liquide et le blanc lorsqu’il est solide, donc évitez les œufs durs et les omelettes ;

Des champignons.

Vous trouverez facilement des champignons frais en automne. En toutes saisons, vous pourrez les consommer secs ou agrémenter vos repas avec des champignons de Paris. Ils accompagnent idéalement les céréales ;

Des châtaignes.

Protéines d’hiver par excellence, les châtaignes accompagnent parfaitement les choux, se parsèment dans les salades ou apportent une note de gourmandise aux desserts sains et rassasiants ;

Des fruits secs et oléagineux.

Noix, amandes, noix de cajou, noisettes, noix du Brésil, etc… apportent non seulement des protéines mais aussi des acides gras essentiels omégas 3. Les noix peuvent être ajoutées crues aux salades, pour préserver leur valeur nutritionnelle ;

  • Des algues, fraîches ou en complément alimentaire ;
  • Des céréales complètes et des légumineuses.

Au cours d’un même repas, elles remplacent les protéines de la viande. Apprêtées ensemble, elles se digèrent mieux et optimisent ainsi l’assimilation de leurs protéines. Les haricots secs, les fèves sèches, les pois chiches, les pois secs, les lentilles, les graines de soja, les flageolets, les pois cassés, toutes ces légumineuses ont tendance à être acidifiantes. Il convient donc de ne pas en abuser ;

Des graines germées.

Si vous n’êtes pas habitué à les mettre dans votre assiette, les graines germées sont à consommer par petite quantité car elles peuvent provoquer des ballonnements. Puis progressivement, vous pourrez augmenter les portions.

Les étapes du jeûne

Le corps a la capacité de s’adapter à la pénurie de nourriture pendant une quarantaine de jours, en puisant dans ses réserves énergétiques. Pendant les premières quatre à six heures, il utilise le glucose et les nutriments ingérés, processus normal d’adaptation à la prise discontinue de nourriture. Puis survient l’étape de la glycogenèse. Le corps puise dans ses réserves de glycogène dans le foie, afin de libérer rapidement du glucose.

Environ seize heures après le dernier repas, le glycogène hépatique est épuisé. L’organisme commence alors à chercher des ressources dans sa graisse, soit les triglycérides. Au bout de deux à trois jours, sa production de corps cétoniques, autrement dit la seule source énergétique que le cerveau est capable de consommer en l’absence de glucose, s’accélère.

Lorsque les réserves lipidiques sont épuisées, le corps commence à mobiliser soit ses acides aminés musculaires, soit ses protéines, qu’il puise jusque dans la trame osseuse, pour toujours maintenir un certain niveau énergétique et un minimum de fonction cérébrale. C’est ce qu’on appelle la néoglycogenèse. Cette situation est toutefois fragile, et ne peut perdurer au-delà d’une quarantaine de jours. Quand la disponibilité en acides aminés se tarit, la survie n’est alors plus possible.

Le régime Protein Sparing Modified Fast peut néanmoins s’étirer jusqu’à 4 mois sans mettre votre santé en danger car il vous autorise à consommer des légumes, qui plus est sans modération. De plus, toutes les boissons sont permises du moment qu’elles ne contiennent pas de sucre, ainsi que les soupes et potages. Les compléments alimentaires viennent d’ajouter aux repas de sorte que votre organisme ne manque de rien malgré la forte restriction en nourriture solide.

Les innombrables effets bénéfiques du jeûne

Le jeûne contre l’obésité

Le régime PSMF démontre que la restriction alimentaire est un moyen efficace pour perdre rapidement du poids, à condition que vous persévériez à garder une hygiène de vie saine après votre perte de poids.

En effet, lorsque vous consommez plus de calories que ce dont votre corps a besoin, le surplus est systématiquement stocké sous forme de graisse. Pendant le jeûne, le corps puise directement dans ses réserves et brûle des calories. Par ailleurs, le jeûne protéiné associé à une activité physique constante donne des résultats beaucoup plus satisfaisants que l’exercice physique uniquement.

Le jeûne contre le diabète de type 2

Le diabète de type 2 est effectivement une maladie qui se traduit par une hyperglycémie chronique, et la prise de poids en est la conséquence directe. Le régime modifié avec préservation protéique permet de baisser le taux de glucose dans le sang.

Il met également le pancréas au repos et lui permet de retrouver une sensibilité normale à l’insuline. Par ailleurs, le jeûne se traduit par une augmentation spectaculaire du niveau d’hormone de croissance réputée pour brûler les graisses. Elle est sécrétée suite à une privation, car le corps l’utilise pour préserver la masse musculaire et réguler le taux de glucose sanguin. L’organisme utilise alors la graisse comme source de combustible, au lieu du glucose, vidant ainsi les réserves adipeuses excédentaires.

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Cela diminue immédiatement le nombre de cellules graisseuses dans le corps. Or, moins il y a de cellules graisseuses, moins vous risquez d’être résistant à l’insuline et de développer un diabète. Enfin en conséquence directe de la perte de poids, le jeûne réduit les triglycérides, un autre facteur de risque cardiovasculaire.

Le jeûne pour combattre la dépression

Entre 1960 et 1980, le psychiatre russe Nikolaïev avait montré que le jeûne améliorait l’état psychique des patients souffrant de dépression, de certaines formes de schizophrénies et de Troubles Obsessionnels Compulsifs.

En effet, il existe de nombreuses cellules nerveuses au niveau de l’intestin dont le jeûne entraîne le repos et améliore ainsi la santé psychique. D’après le médecin allemand Andreas Michalsen, des mécanismes cellulaires de résistance au stress seraient mis en place dès le changement des habitudes alimentaires.

Le docteur a prouvé que pendant le jeûne, le sujet subissait une hausse de cortisol au petit matin, de la dopamine à effet euphorisant dans la journée, puis de la sérotonine, surnommée l’hormone du bonheur, le soir. Par conséquent, mieux vous vous sentez dans votre peau pendant toute la durée de votre régime, plus la sensation de faim disparaît et moins vous succombez au grignotage. Vous n’êtes plus dans le cycle classique « j’ai faim, je mange, je suis rassasié ». Vous entrez dans un état de contentement et vous ressentez de la sérénité.

Le jeûne pour réduire les troubles digestifs et intestinaux

Bien souvent malmené par une alimentation déséquilibrée ou trop riche, le système digestif prend quelques vacances grâce au jeûne. Le foie et les parois de l’intestin se régénèrent, le pancréas et l’estomac sont mis au repos et la flore intestinale se rééquilibre.

Cela leur permet de restaurer leurs tissus abimés. L’appareil digestif effectue ainsi une purge de toutes ses bactéries. Ce processus est favorable à la rémission des maladies telles que les hémorroïdes, la proctite, la colite, l’appendicite, l’entérite, la gastrite, mais aussi à une perte de poids optimale. En favorisant l’élimination de toutes les toxines de l’organisme, le jeûne du premier palier du régime PSMF se transforme en véritable cure détox.

Le jeûne pour soigner les calculs rénaux

Les calculs rénaux sont de petites masses qui se forment au niveau du rein à partir des composants de l’urine. Ils sont constitués le plus souvent de calcium et ne doivent pas être confondus avec les calculs de la vésicule biliaire qui, eux, sont souvent formés de cholestérol.

Les calculs rénaux sont causés par une forte concentration d’urine, comme cela est le cas si vous ne vous hydratez pas assez. La plupart du temps, les calculs rénaux sont dus à l’alimentation, notamment un excès en protéines animales ou une faible consommation de fruits et légumes.

Pour pallier cet apport démesuré de calcium, le régime PSMF permettra de remédier à ce problème, grâce à ses qualités diurétiques. De plus, boire au moins 2 litres d’eau chaque jour vous permettra d’éliminer par la même occasion les toxines accumulées dans l’organisme et d’accélérer le processus de perte de poids.

Conseils pour jeûner sans danger

Se préparer mentalement à la période de jeûne.

Rien ne sert de décréter un jeûne d’une semaine du jour au lendemain. Le régime PSMF encadre la période restrictive qui doit durer de 12 semaines minimum à 16 semaines tout au plus.

Suivez bien les recommandations du docteur Georges Blackburn et choisissez de préférence un endroit éloigné du stress et des agressions extérieures pour suivre votre diète. Il est donc déconseillé de travailler en même temps et d’entamer le palier initial du programme amincissant pendant les vacances ;

Soyez accompagné.

Le mieux est de jeûner dans une clinique spécialisée pour bénéficier d’un encadrement médical. Si vous jeûnez seule, informez-en obligatoirement votre médecin qui doit être sensibilisé à la pratique PSMF ;

Planifiez le jeûne et évoluez progressivement.

Commencez par nettoyer le système digestif par une purge. Pour ce faire, vous boirez tout au long de la journée entre 1,5 litre à 2 litres d’eau. Buvez différentes boissons du matin au soir. Un grand verre d’eau chaude additionnée de jus de citron au réveil, du jus de fruits fraîchement pressé au petit déjeuner, une infusion pour clore le repas de midi, un bol de bouillon de légumes au dîner. Après le déjeuner, faites une pause.

Puis occupez votre après-midi avec une activité physique adaptée pour stimuler le processus d’élimination. Une randonnée d’une heure et demie par exemple, à pied ou à vélo, sera la bienvenue. Agissez toujours en fonction de votre forme. Les activités doivent être agréables. Vous pouvez aussi méditer ou lire ;

Maîtrisez la reprise alimentaire.

Elle doit toujours être progressive. Etant donné que le jeûne est relativement long dans le cadre du régime PSMF, la reprise doit impérativement s’étaler sur quatre phases de quinze jours. L’estomac étant plus petit, l’envie de manger sera plus grande que vos capacités digestives.

Si vous mangez en excès, la reprise sera bien trop brutale et entraînera inévitablement des vomissements. Le plus important est de manger lentement et de bien mâcher chaque aliment.

Les avantages du régime PSMF

Une perte de poids incontournable et rapide

Le régime Protein Sparing Modified Fast, ou régime modifié avec préservation protéique, vous assure une perte de poids très rapide, pouvant aller de 1 kilo à 2 kilos par semaine en fonction des individus.

En effet, pour trouver de l’énergie, le corps puise dans vos réserves de graisse, et la masse musculaire n’en est pas modifiée. Stimulé par cet amaigrissement accéléré et par la vision de votre silhouette qui s’affine en toute harmonie, vous gardez la motivation pour atteindre votre objectif pondéral.

Dans ce contexte, cette méthode amincissante axée sur l’activité physique est parfaitement justifiée dans certains cas d’obésité importante, notamment lorsque la vie de la personne est en danger.

Un régime efficace et sans risque pour la santé

Le régime modifié avec préservation protéique ne se fait que sous justification médicale. Par conséquent, il doit être impérativement suivi par un médecin et ne s’adresse qu’aux individus en surpoids avec un indice de masse corporelle au-dessus de 35, ainsi qu’aux personnes obèses.

Certains experts en nutrition prescrivent le régime PSMF avec beaucoup de précautions dans des situations particulières. C’est notamment le cas lorsque l’essai des régimes hypocalorique modérés classiques pour perdre du poids a échoué et lorsque l’excès pondéral est accompagné de problèmes de santé dont l’amaigrissement rapide peut contribuer à atténuer ou régler.

Avant de commencer le régime, le médecin effectue un bilan de santé complet, incluant des examens de laboratoire avec une mise au point urinaire, une mise au point biologique et un électrocardiogramme afin de vous permettre de suivre le régime sans vous exposer à un quelconque danger.

Une diète rassasiante et agréable à suivre

Le jeûne protéiné est le régime amaigrissant qui peut le plus aisément réduire la faim, étant donné que les protéines sont satiétogènes. De plus, la formation rapide et importante de corps cétoniques provenant de la dégradation accélérée des graisses procure une sensation de satiété remarquable et durable.

Pour ce qui est de l’inconfort, il n’est pas trop important, à court terme, si vous consommez la quantité nécessaire de protéines et de compléments nutritifs. Vous perdez du poids et restez en pleine forme. Débordant d’énergie, vous pouvez vous adonner à une activité physique sans ressentir de fatigue.

D’autre part, le régime PSMF est assez facile à suivre si vous respectez le programme de façon stricte. En effet, il n’y a rien à cuisiner et il n’est pas nécessaire de calculer ou de peser vos aliments. Les personnes pressées qui ne peuvent pas se permettre de passer du temps derrière les fourneaux peuvent ainsi perdre leurs kilos superflus sans trop de contraintes.

Les inconvénients du régime PSMF

L’absence d’incitation à un changement comportemental profond et durable

Bien que le fait de perdre du poids de façon rapide s’avère être très encourageant, l’amaigrissement se fait toutefois sans réelle prise de conscience des habitudes alimentaires antérieures et des émotions qui y sont rattachées.

Vous n’apprenez à aucun moment à vous composer des repas équilibrés. Le taux de réussite à long terme n’est alors pas très élevé dans ces circonstances puisque vous reprenez immédiatement vos anciens réflexes dès la fin du régime. Et puis sans compréhension des changements des habitudes, vous n’arrivez pas à vous en débarrasser réellement ; il n’est alors pas rare de finir par abandonner la diète à court terme.

L’absence de la notion de plaisir de manger

Avec cette méthode, le choix d’aliments est extrêmement limité. Même le choix des légumes est très restreint, sans que l’on en comprenne la raison. En dehors des artichauts, des carottes et des choux que l’on trouve toute l’année, on est obligé de consommer des surgelés ou des conserves lorsque ce n’est pas la saison des autres légumes.

En conséquence d’une alimentation peu variée, vous perdez complètement l’envie de manger. Sur le plan gustatif, il n’y a absolument rien de satisfaisant à consommer des protéines en poudre et des comprimés. De ce fait, le régime PSMF devient difficile à suivre dans la durée, d’autant plus qu’il n’est pas question d’aller manger au restaurant ou à l’extérieur de chez soi pendant la phase active.

Dans ce contexte, il semblerait bien plus raisonnable de limiter votre alimentation, de ne pas grignoter, de manger un carré ou deux de chocolat pour retrouver le plaisir, de préférence du chocolat noir du fait de la haute teneur en cacao qui contient des polyphénols, soit des antioxydants naturels, et de temps à autre boire un verre de vin, plutôt rouge si possible puisqu’il contient plus de polyphénols. Et le tout, combiné à de l’exercice physique, vous devriez maintenir votre poids de forme sans trop de difficultés.

Un régime coûteux

Le régime Protein Sparing Modified Fast ne saurait être totalement efficace si vous ne recourez pas aux sachets de protéines et aux repas déshydratés. Or, ce type d’aliment représente un certain budget, environ 10 euros par jour pour les sachets de protéines, ajoutés aux aliments hyper protéinés et aux compléments alimentaires recommandés.

En outre, ils ne sont pas vendus en épicerie, vous n’avez pas d’autre choix que de les commander par correspondance à la clinique d’amaigrissement du docteur Jean-Marie Marineau au Canada et d’acheter les compléments alimentaires de sels minéraux, de vitamines, de fibres et d’acides gras essentiels en pharmacie.

Une étape de transition draconienne

Totalement incompatible avec toute vie sociale, l’étape de transition demande beaucoup de rigueur et de motivation. Il s’avère être effectivement très difficile de se passer totalement de glucides. Les compulsions alimentaires peuvent survenir à la suite de la longue période de privation très restrictive qui précède cette deuxième phase du régime PSMF. Du fait de sa faiblesse calorique, les coups de pompe sont inévitables, surtout lorsqu’on fait du sport.

L’apparition de l’effet yoyo

Les kilos perdus reviennent rapidement après l’arrêt de la diète amaigrissante. En effet, il n’inculque pas de saines habitudes de vie et il s’avère être si privatif qu’il fait quasiment inévitablement le lit du tant redouté phénomène yoyo et de l’obésité, bien que la réalimentation normale se fasse très progressivement.

Des effets secondaires possibles

  • Le régime PSMF cause généralement une mauvaise haleine, qui découle de la présence de corps cétoniques. Elle peut néanmoins être enrayée par des comprimés Exova prescrits sur ordonnance ;
  • La diète protéinée peut également provoquer de la diarrhée. Ce désagrément signifie que les intestins manquent de fibres. Il faut, dans ce cas, ajuster la quantité d’eau et de fibres. A l’inverse, une constipation devra vous alerter et vous pousser à augmenter votre consommation de fibres ;
  • Il est également possible de souffrir d’une hypotension orthostatique. Cette chute de la pression artérielle s’explique par une diminution du volume intravasculaire, c’est-à-dire le volume de sang qui circule dans les veines, provoquée par un manque de sodium. Dans ce cas, le médecin ajuste l’apport en sodium ;
  • Le changement brutal des habitudes alimentaires peuvent provoquer une perte de cheveux. Mais elle demeure très rare et réversible. Le médecin peut alors ajuster l’apport en zinc ;
  • Vous pouvez souffrir de crampes nocturnes et de faiblesse musculaire, favorisées par un apport en sels minéraux et en fibres insuffisant, ou encore une insuffisance d’hydratation. Le médecin peut alors réadapter l’apport en potassium ;
  • Des maux de tête peuvent survenir chez 10 % des patients durant les premiers jours de la diète, mais disparaissent ensuite. Ces céphalées surviennent à cause de la fatigue créée par la modification de l’alimentation. Les antalgiques suffisent généralement à faire disparaître la douleur ;
  • Des perturbations menstruelles peuvent apparaître au début du jeûne protéiné en raison des liens qui existent entre les œstrogènes et les tissus graisseux ;
  • Des allergies aux protéines de lait ou d’œuf obligeront les personnes sensibles à ces protéines de limiter davantage leur alimentation ;
  • Enfin, le régime PSMF peut induire la formation de calculs biliaires. En effet, la perte de poids rapide oblige le foie à sécréter une quantité accrue de cholestérol dans la bile. A cela s’ajoute le jeûne qui inhibe la capacité de la vésicule biliaire à se contracter, ce qui accroît la concentration du cholestérol dans la bile. Le docteur Jean-Marie Marineau avance que ce problème peut toucher de 5,8 % à 8 % de personnes.

La toxicité rénale du régime hyper protidique

L’excrétion d’urée constitue un véritable travail pour le rein, et une nutrition hyper protidique prolongée, créant un excès prolongé du travail rénal, peut déclencher en réaction une augmentation du volume des reins. Une alimentation trop riche en protéines peut provoquer à la longue une sclérose rénale progressive et la goutte.

Certains scientifiques avancent d’ailleurs que la suralimentation protidique de nos pays occidentaux est sans doute la raison pour laquelle les reins des personnes âgées fonctionnent moins bien que ceux des plus jeunes. De plus, une sous-alimentation protidique raisonnable semble augmenter l’espérance de vie de l’être humain.

Une diète nocive sur le plan cardiovasculaire

Le régime PSMF élève considérablement le taux de cholestérol et de triglycérides, mais aussi de la tension artérielle. Le risque d’accidents cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux s’en trouve donc accru. Prenez donc bien soin de rendre souvent visite à votre médecin pour maigrir en toute sécurité et surveiller votre cholestérol avec des bilans sanguins réguliers.

Une reprise des kilos souvent constatée

Les reprises de poids constatées à la 52e semaine représentent en moyenne plus de 50 % de la perte initiale, ce regain se faisant à 81,8 % sous forme de masse grasse et à 17,7 % sous forme d’eau corporelle totale.

Ce qui signifie que si on perd environ 45 kilos avec le jeûne protéiné, il y a seulement entre 27 kilos et 34 kilos qui proviendront de la masse grasse. Si on reprend le poids perdu, 37 kilos environ seront de la graisse. Donc on retrouve le même poids mais avec un pourcentage de gras plus élevé et un pourcentage de muscle plus bas, d’où un métabolisme abaissé.   Comme c’est le cas pour tous les régimes faibles en calories, le régime PSMF diminue le métabolisme de base, autrement dit l’énergie dépensée par l’organisme au repos.

Par conséquent, la reprise de poids est presque automatique à la fin du jeûne, à moins de suivre rigoureusement toutes les étapes de la réalimentation. Dans le cas contraire, il est fort probable que le programme amaigrissant aggrave vos problèmes de surpoids.

L’absence de la prise en compte des besoins réels de l’organisme

Comme c’est le cas pour la plupart des diètes qui comportent de fortes privations, il est fréquent que le suivi d’un jeûne protéiné conduise à une entrée dans le système de la restriction cognitive ou à son renforcement, avec le problème de poids yoyo, de troubles du comportement alimentaire, de perte de l’estime de soi et de dépression.

La restriction cognitive consiste à avaler des aliments sans tenir compte des signaux de faim et de satiété que nous fournit l’organisme. Nous consommons ce que nous dicte de manger le programme d’amaigrissement. Pourtant, être à l’écoute de votre corps est indispensable pour gérer les apports alimentaires sur le long terme, et ainsi stabiliser définitivement votre poids de forme. Aussi, le régime PSMF fonctionne à l’envers de bien des programmes amaigrissants. La modification des comportements alimentaires vient en effet après la perte de poids, au lieu de la précéder et de la provoquer.

De multiples contre-indications

Bien qu’elle se fasse obligatoirement sous supervision médicale, cette méthode radicale d’amaigrissement n’est pas à recommander dans ces situations précises :

  • Toutes les affections augmentant le catabolisme protéique ;
  • Toute cardiopathie évolutive ;
  • Les maladies cérébro-vasculaires ;
  • Le diabète insulinodépendant de type 1 ;
  • L’insuffisance rénale chronique et l’insuffisance hépatique grave ;
  • Les troubles psychiatriques ;
  • Un infarctus récent du myocarde ;
  • La grossesse et l’allaitement ;
  • L’âge : enfance et adolescence ainsi que l’âge supérieur à 60-65 ans ;
  • Un pronostic vital réservé à moyen terme.

Vous prendrez de strictes précautions en cas de :

  • Présence de lithiases vésiculaires ou de cholécystite ;
  • Prises médicamenteuses pour le traitement de maladies chroniques ;
  • Antécédents de goutte ;
  • Opération chirurgicale majeure.