Le régime Zermati en pratique

Tenir un carnet alimentaire au quotidien

Il faut commencer par s’observer manger. Pour cela, vous devez analyser impitoyablement votre alimentation en notant sur un carnet les quantités et le contenu de prises alimentaires. Après avoir noté tous les aliments ingérés, interrogez-vous sur ces points bien précis par écrit :

  • Aviez-vous faim au moment de manger ?
  • Quel était votre état d’esprit en mangeant ?
  • Avez-vous mangé sans faim et pourquoi ?
  • Avez-vous fait autre chose en mangeant, lire, regarder la télévision, consulter l’ordinateur, etc… ?
  • Où avez-vous pris votre repas, était-ce chez vous, à l’extérieur, au travail, etc… ?
  • Avec qui vous étiez-vous mis à table ?
  • A quelle heure aviez-vous consommé votre repas ?

Ensuite, vous devrez définir les impressions qui y sont liées. Ressentiez-vous de la colère, de l’envie, de la faim, de la satiété, de la frustration, du plaisir, du stress ? Au bout d’une dizaine de jours et après avoir noté et répondu à toutes ces questions, vous devriez voir rapidement ce qui ne va pas lorsque vous mangez, ce qui va vous permettre de rectifier vos erreurs.

Reconnaître la sensation de satiété

Une fois que vous vous êtes fait une idée plus précise de ce qui constitue votre alimentation, il convient de se rapprocher des vrais sensations alimentaires, donc ne plus s’observer, mais se concentrer sur vos besoins physiologiques effectifs afin de réguler vos besoins alimentaires.

On oublie la gourmandise ! Il s’agit là de dissocier la simple envie de manger et la faim réelle. En quelque sorte, il s’agit de vous préparer un plat que vous aimez uniquement si vous avez vraiment faim, et non si vous en a envie, tout en retirant les sources de tensions possibles durant les repas ou les collations. Bien sûr, le but est ensuite de s’arrêter de manger lorsque vous vous sentez rassasié. En effet, selon le nutritionniste, tant que vous mangez à votre faim, aucun aliment ne vous fera grossir.

C’est tout ce que vous ingurgiterez sans faim qui vous fera prendre du poids, car ces aliments seront alors stockés dans votre organisme au lieu d’être éliminés. En effet, l’absence de faim signifie qu’il digère encore le précédent repas. Inversement, si vous mangez quand vous avez faim, votre corps a eu suffisamment le temps d’éliminer, et le repas n’a aucune incidence sur votre poids. Il faut donc impérativement apprendre à écouter son corps et ses besoins, pas plus !

Dans son livre Maigrir sans régime, le docteur Jean-Philippe Zermati vous donne quelques petits exercices pour y parvenir. En attendant de le lire, vous pouvez vous entraîner en essayant de vous servir de petites portions au moment des repas. Après avoir fini, attendez quelques minutes et si vous avez encore faim, vous pourrez vous resservir.

Si vous vous sentez rassasié, c’est que vous n’avez pas besoin de vous nourrir davantage. N’attendez donc pas d’arriver à un niveau où le ventre est complètement rempli pour percevoir la sensation de satiété ! De façon plus subtile, concentrez-vous sur ce que vous avalez, en mastiquant lentement et sans rien faire d’autre en même temps. Evitez toutes sources de distraction, tout ce qui pourrait venir perturber cet acte si essentiel qu’est le fait de manger.

Donc pas de stress, pas de télévision ni de téléphone, pas de conflit à table. Vous devez déguster le contenu de votre assiette dans le calme et profiter pleinement de cet instant précis, sans penser à rien d’autre qui pourrait venir gâcher ce plaisir. C’est seulement ainsi que vous pourrez facilement détecter les signes de rassasiement.

Apprendre à ne plus diaboliser les aliments interdits

Enfin, la dernière étape de la méthode Zermati qui, jusque-là restait très physiologique, entre dans une phase de guérison psychologique. Une fois que vous avez pris la bonne habitude de vous arrêter de manger aux premiers signaux de satiété, vous devez vous affranchir des tabous alimentaires, vous enlever de la tête le cliché des aliments qui font grossir et accepter définitivement le fait que vous êtes parfaitement libre de manger de tout, sans avoir des idées préconçues sur les aliments.

Pour cela, vous pouvez par exemple remplacer votre déjeuner par uniquement une prise de chocolat ou des gâteaux si c’est ce type d’aliment qui vous fait le plus envie. Vous pouvez faire cela pendant environ quatre jours, mais toutefois avec modération.

Vous pouvez alors succomber à la tentation et mettre de côté le déjeuner classique pour vous délecter d’un éclair au chocolat, d’un brownie ou autre petit délice jusqu’à ce que vous n’ayez plus faim, comme vous le feriez avec les légumes verts dans la plupart des régimes !

Le docteur Jean-Philippe Zermati met véritablement un point d’honneur à ce que vous arrêtiez de penser que certains aliments font grossir et d’autres maigrir. C’est seulement tout ce que vous mangerez en excès qui vous fera prendre du poids. Même une simple salade verte produit le même effet !

Vous avez donc le droit de manger tout ce que vous avez envie sans culpabiliser. Chocolat, aussi bien noir, au lait que blanc ou fourré au praliné, la charcuterie, les frites, les desserts riches en sucres, etc… tout est permis.

Continuer à écouter son corps

Pour autant, il n’est pas question de vous délecter de vos péchés mignons à volonté. L’essentiel est de ne pas se goinfrer quand votre corps vous indique qu’il est rassasié. En effet, les phases précédentes vous ont appris à vous arrêter au bon moment, c’est-à-dire à ne pas manger au-delà de votre faim.

Par conséquent, le compteur calorique que le cerveau possède naturellement étant de nouveau opérationnel, vous ne courez donc aucun risque d’en ingérer plus que ce que réclament vos besoins énergétiques. Ainsi, vous maigrirez doucement mais sûrement, seulement si vous avez des kilos en trop. Dans le cas où vous souhaitez juste conserver votre ligne, vous avez toutes les cartes en main pour garder un corps harmonieux et en pleine forme.

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