L’efficacité du régime Montignac

L’efficacité du régime MontignacSi vous respectez bien la phase 2, vous ne reprendrez plus de poids et vous n’avez aucune crainte quant à la perspective des kilos yoyo. En revanche, si vous vous contentez de la phase 1, cela n’est alors plus le cas. La méthode Montignac demeure efficace seulement si vous suivez à la lettre toutes les recommandations de son auteur.

Elle conseille seulement de faire les bons choix dans chaque catégorie, à partir de critères nutritionnels simples. Les glucides sont choisis en fonction de leur index glycémique car plus l’IG est bas plus l’amaigrissement est significatif. Quant aux graisses, elles sont sélectionnées sur le critère cardiovasculaire étant donné que certaines diminuent les facteurs de risque et contribuent même à la perte de poids.

25% de calories en moins

Par ailleurs, une étude publiée dans le prestigieux British Journal of Nutrition en 2001 a démontré que les sujets ayant suivi la diète Montignac ont perdu du poids sans souffrir de la faim et se sont sentis plus rassasiés en comparaison avec les personnes s’étant attelées à un régime faible en gras et riche en glucides dont l’apport énergétique était similaire.

Ainsi, ils ont ingéré 25 % moins de calories et ont vu leur taux de triglycérides baissé de 35 %. La réduction de l’apport calorique s’explique néanmoins par la consommation plus importante de protéines, et pas nécessairement par l’ingestion d’aliments à index glycémique bas.

Taux de sucre

Aussi, puisque les taux de sucre et d’insuline varient beaucoup moins en suivant la méthode Montignac, il y aurait moins d’hypoglycémie, un état induisant souvent l’appétit. Quant au taux de triglycérides, la baisse est provoquée par la faible consommation de glucides.

Cependant, cette étude a été menée sur une courte durée de six jours seulement. Des études à plus long terme devront être effectuées pour étayer les bénéfices à long terme d’une alimentation riche en matières grasses et en protéines. D’autre part, il a été scientifiquement prouvé que la dissociation des lipides et des glucides n’est pas responsable de la perte de poids, même si la quantité d’insuline sécrétée par le pancréas est plus faible.

Le concept de l’index glycémique est intéressant, mais comporte certaines limites. D’un individu à l’autre, selon la journée et le moment précis dans celle-ci, et en fonction de la prise de protéines ou de lipides, l’index glycémique peut énormément varier. Le régime Montignac ne classe toutefois les aliments que selon leur indice glycémique individuel, sans tenir compte de ces variables. En outre, il semble préférable de se rapporter non pas à l’index glycémique des aliments mais à leur charge glycémique, puisque celle-ci tient compte des fibres alimentaires contenues dans l’aliment.

Par exemple, en fonction de son index glycémique de 72, le melon d’eau serait à proscrire. Pourtant, sa charge glycémique n’est que de 4 pour une demi-tasse, ce qui est très faible. Tandis que l’index glycémique donne la mesure de la qualité des glucides, la charge glycémique considère la quantité de ces glucides dans l’aliment, ce qui est plus précis. L’ouvrage Bon poids, bon cœur avec la méthode Montignac publié en 2002 par le cardiologue Jean Dumesnil tient compte de la charge glycémique des aliments.

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