Le principe de la chrononutrition

Le principe de la chrononutritionLa chrononutrition vise à une rééducation alimentaire dont le but est d’apprendre à respecter des portions et des assemblages d’aliments favorisant l’équilibre. Cette méthode minceur laisse s’exprimer l’instinct puisqu’elle est établie en tenant compte des rythmes biologiques de l’organisme, autrement dit la chronobiologie.

Cette discipline scientifique se réfère aux sécrétions enzymatiques et hormonales du corps humain qui sont sous la commande de différents stimuli, comme les activités quotidiennes, la lumière, le sommeil, le chaud, le froid, la faim et la satiété. La connaissance de la chronobiologie, associée à la programmation intuitive de nos ancêtres primitifs et des animaux dans la nature, ont permis de constater qu’il faudrait manger gras le matin, dense le midi, sucré l’après-midi et léger le soir pour mincir sans suivre un régime draconien.

Ainsi, la bonne répartition des aliments dans la journée et la consommation de certains d’entre eux à des moments précis sont le fondement même de la théorie diététique conçue par le docteur Alain Delabos. En outre, vous pouvez, et vous devez, manger de tout mais pas en n’importe quelle quantité. Le programme nutritionnel prend alors en compte l’appétit ainsi que la morphologie, le milieu de vie et l’activité physique pratiquée dans la journée de chaque personne. Plus vous êtes grand et actif, plus les portions sont importantes.

Les mécanismes d’action de la chrononutrition

Les rythmes biologiques du corps sont gérés par le cycle du cortisol, une hormone chargée d’assurer la régulation du métabolisme nutritionnel. Ils évoluent en vagues, avec une première vague en fin de sommeil, puis de quatre à six heures après et une dernière encore quatre à six heures après.

La chrononutrition s’appuie sur ces rythmes, afin de s’assurer de s’alimenter au bon moment et dans la bonne quantité. En mangeant en fonction des sécrétions enzymatiques et hormonales, les chances de métaboliser les protéines, glucides et lipides sont plus élevées, ce qui fait que vous courez moins de risques de stocker ce que vous ingurgitez.

Au réveil, il est alors primordial de donner la priorité aux aliments gras et protéinés car c’est à cet instant précis que l’organisme sécrète des lipases et des protéases nécessaires à leur digestion adéquate. Le midi, la sécrétion de protéases et d’amylases nécessite l’ingestion des protéines et des glucides lents. Quatre à six heures après le repas du midi, il se produit un pic de cortisol dans le sang qui induit une sécrétion d’insuline, génératrice d’une hypoglycémie.

En prenant une collation comprenant des glucides et des gras végétaux en fin d’après-midi, vous évitez une sécrétion d’insuline trop intense, l’hypoglycémie et le déstockage des protéines. Le soir, il n’y a pratiquement plus de sécrétions digestives, ce qui ralentit considérablement l’assimilation des aliments. Des études réalisées sur des animaux démontrent que le fait de consommer les matières grasses à des périodes restreintes de la journée ne serait pas associé à la prise de poids par comparaison à une consommation de matières grasses étalée sur toute la journée.

Bien que ces résultats doivent être confirmés chez l’humain par le biais d’études cliniques avant de pouvoir avancer quoique ce soit à propos de l’effet sur le métabolisme des aliments du moment de la journée de la consommation alimentaire, le régime de la chrononutrition a déjà fait ses preuves auprès des personnes désireuses de perdre du poids.

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