Présentation du régime Paléo

régime PaléoSi l’on en croit certains anthropologues, imiter le mode alimentaire de nos très lointains ancêtres pourrait nous permettre de rester en bonne santé et de retrouver de l’énergie. Bien plus qu’un régime restrictif, le régime paléolithique est un véritable mode de vie qui bouleverse nos habitudes et les grands principes diététiques actuels. Cette façon naturelle de s’alimenter trouve de plus en plus d’adeptes dans le monde entier. Si vous aussi, vous voulez mincir tout en gardant un tonus d’enfer, le régime paléo peut vous aider !

Les origines du régime paléo

Le régime paléo, diminutif de régime paléolithique, s’inspire du modèle alimentaire des chasseurs et des cueilleurs de l’âge de la pierre taillée. Egalement appelé régime préhistorique, ou régime Cro-Magnon, cette diète amaigrissante n’a donc pas été inventée mais correspond à ce que les premiers humains mangeaient spontanément, de façon naturelle.

Néanmoins, les bienfaits du régime alimentaire de nos ancêtres préhistoriques ont été décrits pour la première fois en 1985, par la publication du docteur Boyd Eaton d’un article intitulé Paleolithic Nutrition dans le prestigieux New England Journal of Medicine. Par la suite, d’autres chercheurs se sont intéressés au sujet. En 2001, Loren Cordain, professeur au Département des sciences de la santé et de l’exercice à l’Université de l’Etat du Colorado, publiait The paléo diet, un modèle de régime paléolithique adapté au mode de vie américain qui décrit la diète telle qu’on devrait la suivre à notre époque.

En France, ce mode alimentaire a suscité l’intérêt de l’éminent médecin Jean Seignalet, qui le recommande dans son ouvrage L’alimentation ou la troisième médecine publié en 1996. Au cours de sa carrière, le docteur Seignalet qui enseignait à l’université de médecine de Montpellier, a utilisé la diète ancestrale avec beaucoup de succès contre des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques et l’arthrite rhumatoïde, ainsi que des maladies que la médecine classique a des difficultés à traiter, comme la fibromyalgie.

Plus récemment, le régime des chasseurs et des cueilleurs a fait l’objet d’un autre livre intitulé Je maigris sain, je mange bien paru le 9 mars 2011, du docteur Laurent Chevallier, nutritionniste à Montpellier. Etudier les habitudes de vie des chasseurs-cueilleurs, aussi bien que celles des hommes de l’âge de pierre, ont permis de mieux comprendre de quels aliments nous avons besoin dans notre monde moderne pour être en bonne santé et nous préserver de certaines maladies dégénératives.

Le principe du régime paléo

Selon le radiologiste et anthropologue médical Boyd Eaton et bien d’autres chercheurs, nos gènes, qui n’auraient quasiment pas évolué depuis la préhistoire, conditionnent nos besoins nutritionnels. L’analyse des ossements retrouvés par les anthropologues permettent d’affirmer que les chasseurs-cueilleurs de l’époque Paléolithique supérieur jouissaient d’une bonne santé. Ils affichaient des corps minces, musclés, ne souffraient pas d’ostéoporose et étaient déjà très grands pour l’époque puisque les hommes mesuraient 1,70 mètre à 1,80 mètre.

On croit même que leur excellente forme physique leur aurait permis de facilement rivaliser avec les athlètes modernes. L’étude des populations qui vivent encore sur le mode préhistorique, comme c’est notamment le cas du peuple Guayaki, des chasseurs nomades vivants au Paraguay, vient étayer ce constat.

A l’inverse, la santé de nos ancêtres s’est dégradée dès l’époque néolithique, marquée il y a 10 000 ans par l’avènement de l’agriculture. Avant la révolution agricole, chaque être humain de la planète était un chasseur-cueilleur et mangeait seulement des aliments sauvages non transformés qu’il pouvait trouver dans son environnement naturel.

Enfin, depuis une bonne cinquantaine d’années, l’arrivée dans nos assiettes de nourritures industrielles, avec leurs listes impressionnantes d’ingrédients et d’additifs chimiques, coïncide avec une flambée de l’obésité et de maladies métaboliques comme le diabète, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires et autres cancers.

Nos gènes ne seraient donc plus du tout adaptés au mode alimentaire actuel basé sur les produits issus de l’agriculture, même primitive, et comme le génome humain n’aurait évolué que de 0,02 % en plus de 40 000 ans, c’est dire que nous possédons les mêmes gènes que nos ancêtres préhistoriques.

Par conséquent, l’alimentation de cette époque nous conviendrait tout à fait. Reprendre un mode de vie selon le modèle paléo, en revenant sur l’alimentation d’autrefois et en privilégiant une activité physique régulière, devrait donc nous permettre de mincir, de retrouver de l’énergie et de nous préserver des maladies dites de civilisation.

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