Les secrets de longévité du régime Okinawa

Un faible apport calorique

Les secrets de longévité du régime OkinawaEn raison de leur teneur élevée en eau, en fibres ou en protéines, consommer des aliments à basse et très basse densité énergétique permet d’ingérer moins de calories. Dans une étude scientifique parue en 1996, l’apport calorique des hommes et des femmes centenaires d’Okinawa était d’environ 1 100 calories par jour, ce qui est moins que ce qui est recommandé pour ce groupe d’âge.

Il a été démontré chez l’animal que la restriction calorique améliore la longévité. Chez l’humain, à court terme, cette privation apporte certains bienfaits, notamment une amélioration du taux de cholestérol et des triglycérides. Une étude prospective, publiée dans The Journal of Gerontology en 2004, a révélé que les hommes qui consomment 15 % à 50 % moins de calories que la moyenne réduisent leur risque de mortalité toutes causes confondues.

Un rapide sentiment de satiété

La richesse nutritionnelle des aliments à basse densité énergétique procure immédiatement une agréable sensation de satiété. En prenant cette habitude, vous arrêtez de manger avant d’être complètement rassasié. Par conséquent, la perte de poids est inévitable.

La réduction des radicaux libres

D’autre part, la restriction calorique induite par la consommation d’aliments à basse et très basse densité énergétique engendre moins de déchets métaboliques, donc moins de radicaux libres réputés pour accélérer le vieillissement et qui seraient à l’origine de toutes nos maladies occidentales. C’est ce qui permettrait de vivre plus longtemps. En effet, durant le processus de digestion, l’organisme produit beaucoup de radicaux libres qui, au fil des années, détériorent les cellules qui transforment les aliments en énergie.

Une protection naturelle contre la plupart des pathologies actuelles

La restriction calorique permet aussi de réduire les taux d’insuline dans le sang et d’œstrogènes qui circulent dans l’organisme. Elle entraîne de même l’augmentation de la réponse immunitaire et protège contre l’obésité, l’insulinorésistance, les cancers hormonodépendants, l’athérosclérose, l’ostéoporose, les attaques cérébrales, les maladies cardiaques.

Des études ont été menées et ont conclu que les aliments traditionnellement consommés dans la région d’Okinawa possèdent des propriétés anti cancer plus élevées que ceux consommés dans le reste du Japon.

La tradition, le meilleur des nutritionnistes

Il faut aussi retenir que le secret de longévité des habitants d’Okinawa tient non seulement à leur alimentation, mais aussi à des facteurs socioculturels, psychologiques et héréditaires.

Le régime d’Okinawa ne commet aucune des erreurs qui ont amené notre alimentation industrielle dans l’impasse. Ce qui nous distingue probablement le plus de ces Japonais du bout du monde, c’est le respect qu’ils ont pour l’acte de manger. Sur cette île sans grandes ressources, on emploie en cuisine près de deux cents aliments, les trois quarts étant des végétaux, dont trente-cinq sont consommés très régulièrement et dix-huit chaque jour ! A Okinawa, l’alimentation est culturellement très importante.

On considère le repas comme un moment riche et plaisant qu’il ne faut pas manquer ou négliger. On pourrait donc s’attendre à trouver plus d’obèses que de centenaires, mais c’est tout le contraire qui se produit. Le respect pour l’aliment et pour le temps du repas s’accompagne de plusieurs traditions dont nous ferions bien de nous inspirer, comme le hara hachi bu, le kuten gwa et le nuchi gusui.

Ce respect fondamental pour ce qu’ils prélèvent dans la nature pour s’alimenter amène les Okinawaïens à se nourrir avec des aliments frais, à les cuire peu, à les consommer séparément pour apprécier la saveur de chaque ingrédient et à les mettre en scène avec des assiettes esthétiques, tant du point de vue de l’aspect que des saveurs. Une manière de respecter son corps qui participe sans nul doute à sa santé. Chaque repas, sans être cérémonieux, est un moment de concentration. Tout cela fait une sacrée différence avec nos plats préparés, nos goûts standardisés et nos repas pris sur le pouce.

De l’activité physique

Le degré d’activité physique est un facteur essentiel de longévité. Les Okinawaïens restent constamment en mouvement. Sans nécessairement s’adonner à un sport intense tous les jours de la semaine, les séniors d’Okinawa ont généralement exercé un emploi qui favorisait l’activité physique, et continuent de beaucoup marcher.

Par ailleurs, ils fument très peu et gardent à l’esprit que l’activité physique favorise une bonne santé. Il apporte en effet des bienfaits cardiaques en améliorant la fluidité sanguine, en dilatant les vaisseaux, en répartissant mieux l’oxygène et les nutriments. Bouger améliore également le sommeil, ce qui a pour effet de ralentir le processus du vieillissement grâce à une meilleure réparation des tissus. Une agréable sensation de bien-être envahit le corps tout entier, sans omettre le fait que se mouvoir au quotidien diminue les risques de diabète et d’ostéoporose.

Une sagesse millénaire

Les habitants d’Okinawa ne font pas qu’adopter une alimentation qui entretient la jeunesse et la bonne forme du corps et de l’esprit. Il faut évoquer la philosophie de vie d’Okinawa plus en phase avec la nature et les flux d’énergie. Les Okinawaïens ont une propension à rester en mouvement, une perception très positive du monde et de la vie, une capacité à gérer le stress grâce à la méditation, aux massages et au sport, à déguster les plaisirs simples de la vie comme écouter de la musique ou s’amuser entre amis.

Ils entretiennent de solides réseaux de soutien, ont beaucoup d’humour et de créativité, et enfin, cultivent le respect de la famille, celui qui remplit le cœur d’une force vive et donne envie d’aimer l’existence. Les habitants d’Okinawa ont une façon totalement différente des Occidentaux d’aborder les difficultés de la vie puisqu’ils le font avec patience, tolérance et résilience. Tout cela contribue au bien-être et à la longévité, et vous pouvez en faire de même pour espérer, vous aussi, devenir centenaire.

Pour prendre exemple sur ces personnes pleines de sagesse, vous devez essayer de ne pas paniquer ou de ne pas vous énerver face à une menace ou un problème potentiel qui se révèle n’être pas si grave qu’il en a l’air au premier abord. L’analyse de la situation doit se faire avec raison et relativité. Ainsi, c’est autant d’énergie inutilement dépensée en moins et autant de stress évité à l’organisme.

Pour faire le calme et réussir à ne plus manger de façon compulsive, il existe de nombreuses petites techniques dont chacun devrait s’inspirer comme la respiration lente et profonde, la concentration sur le rythme cardiaque, la méditation, la visualisation, les étirements des membres, le contact avec l’eau et l’exposition au soleil mais de manière modérée.

Les résultats sont très positifs sur l’organisme puisque se font très rapidement constater une baisse du stress et de l’anxiété, une réduction du taux de dépression et une meilleure canalisation de l’énergie alors disponible pour des actions plus positives et productives.

Il est aussi capital de se sentir bien entouré. Plusieurs études ont montré l’importance pour l’être humain de tisser des liens sociaux, qu’ils soient familiaux, amicaux ou communautaires. L’esprit d’entraide, yuimahru, est très enraciné. Ensemble, ils pratiquent le jardinage, la marche et le tai-chi jusqu’à un âge avancé. Les personnes âgées ne sont jamais isolées. Elles restent professionnellement actives car la retraite est un concept inconnu là-bas, et continuent de participer à la vie sociale.

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