Présentation du régime Médium fat

régime Médium fatLe régime médium fat est sur toutes les langues. Son secret réside dans une alimentation naturelle particulièrement riche en fruits et en légumes frais ou secs, en matières grasses d’origine végétale notamment de l’huile d’olive, en céréales complètes à la place des céréales raffinées, et en poissons.

S’agissant plus à proprement parler d’un régime santé que d’un régime amaigrissant, cette diète saine et équilibrée est un fabuleux moyen de maigrir… tout en augmentant la longévité et en se faisant plaisir ! En quoi consiste exactement le régime médium fat, plus connu sous le nom de régime méditerranéen ou régime crétois, et comment exerce-t-il cet effet si spectaculaire ?

Un mode alimentaire naturel issu tout droit des îles grecques

Lorsque l’on parle de régime méditerranéen, on fait plus particulièrement référence à l’alimentation traditionnelle des îles grecques de Crète et de Corfou, d’où l’appellation occasionnelle de régime crétois. En effet, ce fut la Crête qui alerta en premier la Fondation Rockefeller qui a voulu dresser, en 1948, un état des lieux de la santé et des conditions de vie des habitants de la Crète après la Seconde Guerre mondiale.

Elle a constaté que leur alimentation traditionnelle, à base de céréales, fruits et légumes, olives permettait aux Crétois d’être en bonne santé, malgré une faible consommation de produits carnés.

Un programme alimentaire efficace pour prolonger l’espérance de vie

Dans les années 1950, Ancel Keys, professeur en santé publique au Minnessota, s’est intéressé de plus près à ce régime alimentaire en réalisant une recherche intitulée The Seven Countries Study. Le médecin compare le taux de mortalité cardiovasculaire et les habitudes alimentaires de sept pays occidentaux, soit les Etats-Unis, la Finlande, les Pays-Bas, la Yougoslavie, l’Italie, le Japon, la Grèce, le tout sur 15 ans.

Si les habitudes alimentaires varient dans la quinzaine de pays situés sur le pourtour de la mer Méditerranée selon la culture, l’origine ethnique et la religion, une utilisation abondante de l’huile d’olive, des légumes et des fruits ne peut que se faire remarquer. Il ressort de l’étude que, malgré un apport alimentaire aussi élevé en matières grasses que dans le nord de l’Europe et un système de soins de santé relativement rudimentaire, les Crétois ainsi que les habitants de l’Italie méridionale jouissaient d’une excellente espérance de vie à l’âge adulte, en plus de présenter un taux de maladies coronariennes et de cancers très faible. En chiffre, les Finlandais seraient les plus exposés puisque 97,2 % de décès seraient survenus par maladies cardiovasculaires, 77,3 % chez les Américains, 63,6 % en Hollande, 46,2 % en Italie, 24,2 % en Yougoslavie, contre seulement 3,8 % en Crète.

Les travaux du professeur Ancel Keys ont ainsi permis d’établir un lien majeur entre alimentation et maladies cardiovasculaires. Le médecin Ancel Keys qualifie le repas méditerranéen de délices partagés. Prendre les repas avec des êtres qui nous sont chers est une composante fondamentale du style de vie méditerranéen.

C’est une qualité séculaire héritée, comme l’exprime le philosophe Plutarque au 1er siècle en ces termes : Nous ne nous asseyons pas à la table pour manger mais pour manger ensemble. Aujourd’hui, la tradition demeure encore inchangée dans plusieurs régions à forte identité.

Quelques années plus tard, le professeur Serge Renaud qui a découvert ce que, en nutrition, on appelle le paradoxe français, publiait la recherche The Lyon Diet Study qui révélait que les sujets ayant déjà été victimes d’un premier infarctus et qui adoptaient une alimentation de type crétois avaient un taux d’infarctus et d’accidents vasculaires cérébraux réduit de 75 % après 27 mois d’essai, tandis que le groupe soumis seulement à une diète faible en matières grasses ne connaissait qu’une réduction de 25 % avec 20 décès contre 8 dans l’autre groupe témoin. Une conclusion s’imposait, celle que l’alimentation des Crétois les protège des maladies cardiovasculaires.

Concernant le paradoxe français, il s’agit d’une expression employée par le monde anglo-saxon et les diététiciens pour désigner l’étude épidémiologique d’une importante et étonnante contradiction entre la richesse en matières grasses et en vins de la cuisine française, en particulier de la gastronomie du Sud-Ouest, ainsi que celle de la Provence et de la région méditerranéenne riche en huile d’olive, et la relative bonne santé publique des Français en matière de maladie cardio-vasculaire ou de cancer.

En comparaison avec les mauvais résultats sur la santé publique anglo-saxonne et mondiale, le constat ne peut qu’être étonnant et ne peut qu’incriminer l’industrie agroalimentaire moderne américaine et britannique, souvent qualifiée d’importante source de malbouffe.

Depuis la publication de l’étude du professeur Serge Renaud dans la très respectée revue médicale The Lancet, en 1994, la popularité de l’alimentation méditerranéenne a immédiatement connu un grand succès dans le monde entier et les études scientifiques ne cessent de prouver son efficacité dans la prévention de nombreuses maladies.

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